Une faille de sécurité sur Signal : Les détecteurs de données en sont la cause

L’incident de sécurité avec l’application Signal soulève des questions sur la confidentialité dans les communications gouvernementales.

Le conseiller à la sécurité nationale, Mike Waltz, a imputé à son iPhone une erreur qui a conduit à l’invitation d’un journaliste à un chat secret concernant une planification militaire. Cette situation met en lumière l’utilisation de l’application Signal pour traiter potentiellement des informations sensibles.

Une faille de sécurité sur Signal : Les détecteurs de données en sont la cause

Mike Waltz se mélange dans une conversation secrète par inadvertance

Jeffrey Goldberg a été invité à une discussion confidentielle. Cette invitation était initialement destinée au porte-parole du Conseil de sécurité nationale, Brian Hughes. Goldberg a accepté cette invitation et en est venu à rapporter le contenu de la discussion qui aurait dû être classifiée.

Un numéro mal compris entraîne une divulgation involontaire

Un article publié par le Guardian au Royaume-Uni apporte des précisions sur cette erreur. En effet, Waltz avait mis à jour son répertoire téléphonique dans son iPhone et pensait que le numéro qu’il utilisait appartenait toujours à Hughes. Cependant, il appartenait bel et bien à Goldberg. Cette confusion a conduit Goldberg à recevoir l’invitation intentionnellement adressée aux conseillers proches de la Maison Blanche.

Des détails révélateurs sur les discussions militaires

Suite à cet incident, Goldberg a partagé des informations cruciales : le nom du groupe de discussion était « Houthi PC en petit groupe », et parmi les sujets abordés figuraient les plans pour une grève militaire contre les Houthis au Yémen. Cela soulève des préoccupations quant aux protocoles utilisés pour protéger les informations sensibles lors des discussions officielles.

L’utilisation continue de Signal par plusieurs administrations américaines

Il est intéressant de noter que ce n’est pas seulement l’administration actuelle qui utilise Signal ; sous administration Biden aussi, cet outil est privilégié étant considéré comme l’une des plateformes de messagerie les plus sécurisées disponibles. Faute d’un système interne adéquat pour gérer ce type d’informations sensibles, le gouvernement s’appuie sur ce type d’applications privées pour assurer leurs communications. Cet incident montre clairement que même avec des outils réputés sûrs comme Signal, il existe toujours un risque potentiel lié aux erreurs humaines qui pourraient compromettre la confidentialité contre laquelle ces applications sont censées nous protéger.