Déménagement en Colombie-Britannique : un choix conditionné par l’éloignement familial
- Le déménagement a amélioré leur qualité de vie et leur contact avec la nature.
- Ils ressentent un manque d'interactions quotidiennes avec leurs grands-parents.
- Ils utilisent des moyens créatifs pour maintenir le lien familial à distance.
- L'éloignement pose un défi à l'équilibre entre vie familiale et liens intergénérationnels.

En 2017, une famille a fait le choix de quitter la ville pour s’installer à Nelson, en Colombie-Britannique. Si ce déménagement a permis d’améliorer leur qualité de vie et d’offrir un cadre idéal pour leurs enfants, il a aussi entraîné une distance significative vis-à-vis des grands-parents, engendrant des défis émotionnels et relationnels.
Un rêve devenu réalité
À l’automne 2017, le couple a quitté une grande ville pour s’établir dans cette petite ville de montagne isolée des West Kootenays. À cette époque, ils souhaitaient offrir à leurs enfants – alors âgés de 2 ans et d’un nouveau-né – une enfance différente, avec plus d’espace et de contact avec la nature. Leurs attentes ont été largement comblées : « Les vues du lac sont superbes », notent-ils. La famille apprécie désormais les nombreux sentiers de randonnée à proximité et la communauté soudée qui entoure les enfants.
L’éloignement familial ressenti
Cependant, ce changement n’a pas été sans conséquences. Le père souligne que « nous avons sous-estimé le poids émotionnel d’élever des enfants sans nos parents à proximité ». Les petits-enfants ont dû se passer du soutien quotidien que peuvent offrir les grands-parents : babysitting gratuit ou simplement la possibilité de partager des moments importants ensemble.
Les visites familiales sont limitées par la distance : « Mes parents essaient… Mais ce n’est pas la même chose que de regarder vos petits-enfants grandir en temps réel ». Il ressent particulièrement la difficulté liée au vieillissement parental observé lors des rares rencontres.
Créativité nécessaire pour maintenir le lien
Pour pallier cette situation, ils ont mis en place divers rituels. Entre autres : « les appels FaceTime du Saturday Morning », échanges réguliers de dessins envoyés par courrier ou encore l’utilisation de cadres photo numériques permettant aux grands-parents de suivre l’évolution quotidienne des enfants.
Maintenant que ceux-ci ont respectivement 8 et 10 ans, il est possible d’organiser des séjours chez les grands-parents durant lesquels le lien familial peut se renforcer davantage. Ces efforts restent fragiles face à l’éloignement : « Je me demande souvent si nous avons pris la bonne décision éloignée ».
Une réflexion sur les valeurs familiales
L’expérience enseigne à ces parents qu’une vie centrée sur le goût du plein air ne compense pas toujours un manque d’interactions quotidiennes avec ses proches. Ils constatent ainsi qu’il ne suffit pas simplement d’avoir une belle région où vivre ; il faut également cultiver son réseau affectif.
Dans le fond, leur déménagement était motivé par l’espérance d’inculquer certaines valeurs importantes telles que la communauté, la nature et convivialité, mais également confrontés aux réalités inhérentes à chaque choix qu’ils portent.
Cet équilibre entre aventure familiale et liens intergénérationnels demeure complexe dans notre monde moderne où mobilité rime souvent avec éloignement.