Le film « Aladdin : La patte du singe », une réimagination sombre de l’histoire classique, se prépare à entrer en production le mois prochain au Royaume-Uni. Ce projet indépendant, développé par Empire Studios, s’éloigne des contes traditionnels pour explorer des thèmes horrifiques contemporains et aborde les conséquences des vœux magiques.
Une réinterprétation inquiétante de l’histoire classique
Dans cette interprétation, Aladdin est un Londonien moderne qui hérite d’une patte d’un ancien singe capable de lui accorder des souhaits. Cependant, il réalise rapidement que chaque désir a son prix, impliquant le déraillement de son âme.

Le casting et la direction
Le film met en vedette Nick Sagar, Ricky Norwood et Montana Manning. Bradley Stryker, connu pour son travail sur Terrifier 3, prendra la direction ainsi qu’un rôle dans ce projet. Le scénario a été conçu par Charley McDougall, également productrice aux côtés de Jamie McLeod-Ross et Nick Sagar.
Les propos des créateurs
Charley McDougall explique : « Nous avons toujours voulu explorer l’horreur à travers un objectif personnel – pas seulement les peurs, mais le coût humain des souhaits. Cette histoire nous hante depuis un certain temps », tandis que Stryker ajoute que « ce film sera tellement amusant ».
La tendance des classiques Disney revisités en horreur
Cette volonté d’adapter les récits familiers sur un ton plus sombre fait écho à une tendance récente dans le milieu du cinéma indépendant. Le droit d’auteur ayant expiré pour certains personnages emblématiques a permis à ces histoires anciennes de rebondir sous un nouvel angle sans nécessiter l’autorisation des grandes entreprises comme Disney.
Une vague de films horrifiques
Cette tendance a débuté avec la mise au domaine public en 2022 du livre Winnie-the-Pooh de A.A. Milne, donnant lieu au slasher controversé Winnie-the-Pooh: Blood and Honey. Bien que critiqué par la presse spécialisée et récompensé aux Razzie Awards, ce film a généré suffisamment d’intérêt pour engendrer une suite et projeter une troisième partie avec un budget accru prévue pour 2026.
Par la suite, lorsque Peter Pan est entré dans le domaine public, cela a permis la création de films tels que Neverland Nightmare, où Peter est présenté comme un kidnappeur perturbé. D’autres adaptations horrifiques sont déjà annoncées sous le nom interconnecté du « Twisted Childhood Universe », incluant Bambi transformé en « machine à tuer ».
Avec cette nouvelle adaptation qui pioche dans nos souvenirs d’enfance créatifs mais sinistres aussi bien que divertissants, nombre d’entre eux soulèvent la question suivante : quel impact auront-elles sur notre perception héritée ? Les réalisateurs osent-ils aller trop loin dans cette quête terrifiante ?