Chapô
Le 28 octobre 2025, plusieurs films ont été dévoilés sur les écrans français, avec des critiques variées. Parmi les nouveautés marquantes figurent « La femme la plus riche du monde » de Thierry Klifa et l’adaptation audacieuse de « L’Étranger » par François Ozon.

« La femme la plus riche du monde » : Une comédie jubilatoire inspirée d’une affaire réelle
La dernière œuvre de Thierry Klifa détourne brilliantly le cas Banier-Bettencourt pour en faire une comédie. Le personnage principal, Marianne Farrère, est interprété par Isabelle Huppert, tandis que Laurent Lafitte incarne Pierre-Alain Fantin. L’interprétation énergique de Lafitte est saluée et pourrait lui valoir une nomination aux César.
« L’Étranger » de François Ozon : L’inadaptable au cinéma
François Ozon s’attaque à l’œuvre incontournable d’Albert Camus avec « L’Étranger ». Le film explore le personnage complexe de Meursault à travers le jeu troublant de Benjamin Voisin. Ozon réussi à donner une nouvelle dimension au texte dense et mystérieux du roman tout en préservant son essence énigmatique.
« Ce que cette Nature te dit » : Un conte moral sur la lutte des classes
Hong Sang-soo revient avec un film qui réfute l’idée qu’il répète toujours les mêmes thèmes. Son travail présente des éléments communs mais se distingue par ses variations qui enchantent chaque spectateur fidèle à son univers cinématographique.
« Yoroï » : Entre rap et cinéma, un projet déconcertant
David Tomaszewski tente avec « Yoroï », un mélange original d’univers cinématographique, musical et culturel nippon. Cependant, malgré l’intérêt suscité par sa fusion entre rap et culture manga, le film n’arrive pas à se fixer sur un ton cohérent.
« On Falling » : Une réflexion poignante sur l’aliénation dans le monde moderne
Laura Carreira signe son premier long métrage intitulé « On Falling », produit par Ken Loach. Le film suit une jeune travailleuse extracommunautaire dans un entrepôt vieillissant où règnent exploitation économique et isolement humain. Les parallèles dressés avec des œuvres classiques comme celles de Charlie Chaplin témoignent d’une critique sociale mordante envers ce nouvel esclavage salarié.
L’offre cinématographique actuelle décline ainsi différentes facettes des questionnements sociétaux contemporains, confirmant que le septième art reste un miroir pertinent des enjeux modernes.