Disney en échec : Les raisons du flop de "Blanche-Neige" au-delà de l'anti-woke

Le filon épuisé des remakes de Disney est mis en lumière

La dernière version de Blanche-Neige
sortie sur grand écran, s’est heurtée à un flop au box-office. Alors que le film espérait dépasser la barre des 100 millions de dollars mondialement, il a finalement cumulé seulement 87 millions, dont 43 millions provenant du marché américain – nettement en dessous des prévisions initiales qui tablaient sur près de 50 millions pour ce dernier.

Disney en échec : Les raisons du flop de « Blanche-Neige » au-delà de l’anti-woke

Les réactions du public ont été mitigées et les critiques peu élogieuses. David A. Gross, dirigeant du cabinet Franchisère en cinéma, a déclaré : « Je ne pense pas que tout le monde vienne juste dire : « C’est réveillé : n’allons pas. » Je pense juste que c’est un peu déroutant; ce sont des signaux croisés ». Il insiste sur le fait que la responsabilité incombe surtout à la qualité même du film et non aux polémiques autour de son casting.

Des critiques acerbes soulignent l’absence d’originalité dans l’adaptation

Les évaluations recueillies par Blanche-Neige
montrent clairement la désaffection envers cet opus : une note catastrophique de 43% sur Rotten Tomatoes chez les critiques professionnels mais un score plus favorable avec un 74% d’approbation parmi les spectateurs. De plus, sa note générale B+ décernée par CineMascore est jugée insuffisante pour un projet estampillé Disney.

Selon certains analystes cinématographiques comme Gross qui poursuivent leurs observations : « Le film n’est pas complètement satisfaisant envers le public qui assiste… Cela n’a également rien à voir avec Woke. Le film ne se connecte tout simplement pas créativement ».

L’un des commentaires les plus croustillants provient du site The Guardian qualifiant le long-métrage comme étant « une tentative erronée et creuse », manquant selon lui tant qu’à son charme qu’une quelconque profondeur artistique.

Disney continue d’investir dans ses franchises malgré les revers

En dépit des échecs récents au box-office tels que celui-ci – faisant partie maintenant des quatorze adaptations live-action réalisées depuis dix ans – Disney maintient sa stratégie consistant à miser lourdement sur ses remakes et suites populaires telles que Inside Out 2
ou encore Moana 2
Ce choix rencontre cependant quelques résistances auprès du public averti qui réclame davantage d’originalité.

Dergarabedian souligne : « Je ne peux pas reprocher à Disney. parce que lorsque le public reçoit des originaux – ils ne se présentent pas au cinéma ».

La marque semble persuadée qu’elle peut tirer profit même si Blanche-Neige
peine derrière ses concurrents directs au box-office car elle dispose aussi de canaux supplémentaires pour générer revenue via les ventes DVD/Blu-Ray ou sa plateforme streaming Disney +. Cela ouvre également la porte à d’éventuelles ventes dérivées telles que costumes d’enfants et billets pour Disneyland inspirés par l’univers ici présenté.

Gross ajoute enfin : « Il peut être payant d’autres manières… C’est la locomotive qui tire le train ». Ainsi malgré cette première réception glaciale, il assure aussi bien quant-à l’avenir commercial en déclarant avec assurance : « Ce n’est pas la fin du monde ». Donc ? Pas encore !

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