Fridrik Olafsson, grand maître et figure clé des échecs en Islande, s'éteint à 90 ans

Fridrik Olafsson, figure emblématique des échecs islandais, est décédé à 90 ans.

  • Fridrik Olafsson est décédé à 90 ans.
  • Il était un grand maître d'échecs et ancien président de la Fédération mondiale des échecs.
  • Il a remporté six championnats nationaux et a battu Bobby Fischer.
  • Il a joué un rôle important dans la popularisation des échecs en Islande.

Fridrik Olafsson, grand maître et figure clé des échecs en Islande, s’éteint à 90 ans

Fridrik Olafsson, un grand maître d’échecs et ancien président de la Fédération mondiale des échecs, est mort à l’âge de 90 ans à Reykjavik. Il a marqué le monde des échecs en remportant six championnats nationaux et en battant plusieurs champions du monde, dont Bobby Fischer.

Décès de Fridrik Olafsson

Fridrik Olafsson est décédé vendredi dans un hôpital à Reykjavik. La nouvelle a été annoncée par la Fédération internationale d’échecs, qu’il a présidée de 1978 à 1982. Sa carrière exceptionnelle a largement contribué à faire de l’Islande un bastion des échecs malgré le fait que le pays n’était pas reconnu comme une puissance échiquéenne avant son ascension.

Une carrière autodidacte

M. Olafsson était presque entièrement autodidacte dans le domaine des échecs. Il se souvient avoir dit qu’il ne jouait pas si bien. En regardant son père jouer contre un parent, il avait décidé à l’âge de sept ou huit ans de prendre sa place sur l’échiquier.

Il entre dans son premier tournoi à 11 ans, atteignant rapidement le niveau maître puis gagnant son premier titre national à 17 ans. En 1953, il triomphe au championnat scandinave et partage la première place avec Viktor Korchnoi lors du tournoi international d’Hastings en 1955-56.

En 1958, il participe au tournoi interzonal où il rencontre et bat Bobby Fischer. Cette performance lui permet d’obtenir le titre prestigieux de Grandmaster.

Un engagement politique parallèle

Après une carrière florissante sur le plateau jusqu’en 1960 qui s’intensifie après le célèbre « Match of the Century » entre Bobby Fischer et Boris Spassky en 1972, M. Olafsson s’oriente vers une carrière juridique tout en continuant les compétitions occasionnelles.

Son engagement dans les échecs trouve un nouveau souffle lorsqu’il devient président de la Fédération mondiale des échecs en 1978, pendant une période marquée par la rivalité intense entre Anatoly Karpov et Viktor Korchnoi.

Lors du match entre Karpov et Korchnoi aux Philippines juste avant son entrée en fonction, M. Karpov réussit à conserver son titre dans ce qui fut décrit comme « le match le plus amer » jamais joué.

Olafsson milite également pour obtenir la libération familiale pour permettre à Korchnoi de participer aux matchs suivants contre Karpov lors d’une seconde confrontation très médiatisée.

Cependant, malgré ses efforts pour contribuer positivement aux compétitions internationales, les pressions politiques soviétiques ont conduit à sa non-réélection en tant que président en 1982.

Il se retire alors définitivement du milieu échiquéen mais continue sa carrière publique comme secrétaire au Parlement islandais pendant vingt-deux ans jusqu’en 2005.

Héritage familial et réalisations

Né le 26 janvier 1935, Fridrik laisse derrière lui sa femme Audur Juliusdottir ainsi que deux filles : Bergljot et Aslaug; cinq petits-enfants; et cinq arrière-petits-enfants. Au cours de sa carrière impressionnante, il a enregistré plusieurs victoires notables contre des géants tels que Bobby Fischer, Mikhail Tal ou Tigran Petrosian.

Désormais consigné dans les annales du sport mondial, Fridrik Olafsson reste une inspiration majeure pour les générations futures d’échiquiers islandais et internationaux face aux défis contemporains du jeu réinventé autour notamment des nouvelles technologies numériques visant un public diversifié.