Le président Sutton confronté à un chaos international au sommet du G20
Dans «G20», l’histoire se déroule principalement dans un hôtel situé à Cape Town, où la présidente américaine Danielle Sutton (incarnée par Viola Davis) est accompagnée de sa famille pour participer au sommet économique du Groupe de 20. Son mari Derek (joué par Anthony Anderson) ainsi que ses enfants, sa fille Serena (Marsai Martin) et son fils Demetrius (Christopher Farrar), l’accompagnent pendant ce séjour délicat. L’intrigue prend un tournant dramatique lorsque le crypto-terroriste australien Rutledge (Antony Starr) infiltre l’hôtel avec des complices aux idéaux extrémistes. Ils prennent en otage plusieurs dirigeants mondiaux afin de faire pression sur les marchés boursiers mondiaux grâce à des vidéos compromettantes qu’ils forcent les otages à créer.
Une lutte acharnée pour échapper aux griffes des terroristes
Le film gagne en intensité lorsque Sutton réussit à s’échapper avec son garde du corps Manny (Ramón Rodríguez). Ensemble, ils naviguent dans le complexe hôtelier pour retrouver leur moyen d’évasion tout en affrontant les membres armés du groupe de Rutledge. L’humour léger vient ponctuer ces scènes tendues grâce à la présence originale d’autres personnages comme la première dame sud-coréenne (Han Min-Seo) ou le premier ministre britannique (Douglas Hodge), qui viennent chacun soutenir Sutton dans cette chimie explosive.

Viola Davis : une présence forte qui transcende l’absurdité
Malgré son rôle traditionnellement accolé aux drames oscarisés comme «Fences», Viola Davis brille comme une star d’action dans ce film. Sa performance élève considérablement ce récit souvent prévisible et caricatural. Bien que le montage dynamique et la cinematographie du film ne mettent pas toujours en valeur ses talents martiaux impressionnants, il est indéniable que sa force réside dans sa capacité à incarner la détermination et le leadership nécessaires face aux défis imposés. Elle apporte également une profondeur émotionnelle par ses monologues puissants, même si certains passages manquent parfois de crédibilité humoristique, notamment lorsqu’elle évoque son passé militaire ou quand elle apparaît sur la couverture d’un magazine après avoir sauvé un enfant lors d’une tragédie.
«G20» : entre action débordante et réflexions politiques contemporaines
Bien que certaines incohérences narratives puissent être notées – semblant parfois négliger certains aspects réalistes – «G20» demeure captivant en tant que pur divertissement cinématographique. Le concept d’une femme noire occupant le poste présidentiel devient moins pesant alors que l’intrigue avance ; cela souligne comment le cinéma peut aisément suspendre notre incrédulité face aux événements présentés. Classifié R pour violence intense incluant meurtres et situations menaçantes d’otages, «G20» a une durée totale d’1 heure 48 minutes et est disponible sur Prime Video pour ceux qui souhaitent plonger dans cet univers explosif teinté d’un humour singulier mêlé à une réelle détermination politique.