La génération Z révèle les raisons surprenantes qui l'obligent à regarder la télévision avec des sous-titres

Plus de la moitié des 18-24 ans en Grande-Bretagne regardent leurs chaînes ou leurs films favoris avec des sous-titres, selon une enquête de YouGov. Cette tranche d’âge est la plus concernée, devant tous les autres groupes.

La génération Z révèle les raisons surprenantes qui l’obligent à regarder la télévision avec des sous-titres

Avec 53 % de réponses positives, les 18-24 ans devancent largement les autres générations. À l’inverse, les 55-64 ans sont les moins nombreux à utiliser les sous-titres, avec seulement 20 %. Pourtant, ce sont les seniors qui sont davantage exposés à la perte d’audition.

Pourquoi activer les sous-titres ?

Les 35 753 personnes ayant participé à l’enquête ont ensuite été interrogées sur leurs motivations. Certaines pointent les marmonnements des acteurs à l’écran, d’autres les accents qui se démarquent ou les personnages qui « parlent trop vite », selon les auteurs de l’étude.

Le cadre de vie joue aussi un rôle. Dans un contexte de hausse du coût de la vie, de nombreux membres de la génération Z ne peuvent pas se loger seuls et vivent en colocation. Cette situation peut rendre l’environnement sonore bruyant, une raison citée par plusieurs participants.

Le nombre de contenus disponibles a également changé la donne. Autrefois, les téléspectateurs disposaient de quelques chaînes et de peu d’émissions. Aujourd’hui, ils ont accès à des centaines, voire des milliers de chaînes, de plateformes et de films. Dans ce contexte, il devient essentiel de retenir l’attention du public, ce qui peut conduire à des intrigues plus complexes.

Un participant témoigne : « Sans sous-titres, j’ai l’impression de rater des informations importantes et de mal comprendre l’intrigue et l’histoire. Je préfère comprendre le film en entier, sans manquer le moindre détail. » Un autre abonde dans ce sens : « Certaines séries exigent vraiment que l’on saisisse chaque mot. Si l’on entend mal une réplique, cela peut créer un trou dans l’intrigue, donc il est plus sûr d’activer les sous-titres pour bien suivre ce qui se passe. »

D’autres gardent simplement le volume bas pour ne pas déranger leurs voisins, tandis que certains disent avoir besoin d’une aide supplémentaire en raison d’un TDAH, d’un autisme ou de difficultés de traitement auditif. Pour d’autres encore, il s’agit simplement d’une habitude. Beaucoup souhaitent aussi suivre une émission tout en faisant autre chose, par exemple en regardant leur téléphone.

Une pratique qui varie selon l’âge

Au-delà des 18-24 ans, l’usage des sous-titres recule nettement à mesure que l’âge augmente. Les 25-34 ans sont 46 % à y recourir, puis la part tombe à 35 % chez les 35-44 ans et à 24 % chez les 45-54 ans. Elle atteint son niveau le plus bas chez les 55-64 ans, avant de remonter légèrement à 22 % chez les 65-74 ans. Chez les 75 ans et plus, elle s’établit à 31 %.

Journaliste print et web, spécialisé dans l’actualité high-tech, je m’intéresse autant aux grandes révolutions numériques qu’aux petites inventions qui facilitent la vie. Curieux et passionné de photographie, je partage un regard à la fois accessible et enthousiaste sur la technologie.