Le tribunal judiciaire de Paris a condamné Gérard Depardieu à 18 mois de prison avec sursis pour agressions sexuelles sur deux femmes lors du tournage du film Les Volets Verts en 2022. Le comédien, absent à l’audience, a nié les accusations. Cette décision est accueillie comme un symbole de reconnaissance pour les victimes.
Gérard Depardieu condamné
Ce mardi 13 mai 2025, le verdict a été rendu concernant Gérard Depardieu, âgé de 76 ans, qui faisait face à des accusations d’agressions sexuelles formulées par deux plaignantes : une décoratrice et une assistante-réalisatrice. Le tribunal correctionnel de Paris a reconnu le comédien doublement coupable et l’a condamné à 18 mois de prison avec sursis simple, ainsi qu’à la privation de ses droits civiques pendant deux ans et son inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles.

Le Parquet avait requis contre lui une peine similaire mais incluant un sursis probatoire de trois ans et une amende s’élevant à 20 000 euros. Son avocat avait plaidé la relaxe, tandis que Depardieu conteste fermement les accusations portées contre lui.
Audience marquée par des tensions
Gérard Depardieu n’était pas présent lors du prononcé du verdict, étant en tournage au Portugal pour un projet réalisé par Fanny Ardant. Pierre Barbin, journaliste chez BFMTV, relate que le président du tribunal a reproché à l’avocat de l’acteur sa stratégie combative durant le procès. Le défenseur avait exprimé des opinions véhémentes qualifiant notamment les plaignantes de « menteuses » et insinuant un complot orchestré par certaines féministes.
Une victoire pour les victimes
À l’issue des débats, Carine Durrieu-Diebolt, avocate des victimes, s’est exprimée devant la presse : « C’est une belle décision, une reconnaissance pour les victimes aujourd’hui. C’est la victoire de toutes les femmes derrière ce procès ». Elle a également mentionné les autres victimes ayant témoigné tout en soulignant la gravité traumatisante que représentent ces agressions : « Vivre des agressions sexuelles est extrêmement traumatisant. J’espère que c’est la fin de l’impunité d’un artiste dans le milieu du cinéma ».
Cette affaire soulève plus largement la question du traitement des violences faites aux femmes dans différentes sphères professionnelles, notamment dans celle cinématographique où plusieurs voix commencent enfin à se faire entendre.