Les récents changements sur les marchés financiers soulèvent des inquiétudes parmi les investisseurs, remettant en question la gestion traditionnelle des portefeuilles. Dans un contexte marqué par une volatilité accrue, des difficultés liées aux obligations et aux devises, Goldman Sachs propose des stratégies d’adaptation pour faire face à ces nouvelles réalités.

- Les marchés financiers sont en turbulences et remettent en question la gestion traditionnelle des portefeuilles.
- Des corrélations historiques entre actions, obligations et devises ont été perturbées.
- Goldman Sachs recommande de se couvrir contre le dollar faible, d'investir dans l'or et de scruter les risques liés aux obligations à long terme.
- Les investisseurs doivent adapter leurs stratégies face aux évolutions rapides du marché.
Des corrélations perturbées
Des épisodes récents de baisse simultanée sur les actions, les obligations et le dollar ont été observés depuis début avril, incitant à reconsidérer les corrélations historiques. Selon Vickie Chang, macro-stratège chez Goldman Sachs, cette situation rare amène à se demander si ces relations ont changé.
Le climat économique a été grevé par plusieurs facteurs, dont la guerre commerciale initiée par le président Donald Trump, des préoccupations relatives aux tarifs d’importation ainsi qu’à l’intégrité du marché obligataire. La dépendance de la Réserve fédérale (Fed) et la viabilité de la dette américaine représentent également des points d’inquiétude majeurs.
Un besoin urgent de couverture
Goldman Sachs suggère que les investisseurs envisagent trois mesures spécifiques :
Position pour une faiblesse du dollar : Il est recommandé de se couvrir particulièrement contre l’euro, le yen japonais et le franc suisse. Cela permettrait un meilleur positionnement face aux risques associés à la croissance américaine.
Investir dans l’or : L’or est susceptible de protéger contre les risques structurels plus récents. Actuellement négocié autour de 3 300 $ l’once, il pourrait atteindre 3 700 $ d’ici fin 2023 et éventuellement 4 000 $ d’ici mi-2026.
Scruter les risques liés aux obligations à long terme : Les obligations à longue échéance pourraient ne pas offrir le même niveau de protection habituel par rapport à celles à court terme dans ce nouvel environnement. Si l’insécurité entourant l’indépendance de la Fed persiste, cela pourrait influencer négativement ces titres obligataires plus durables.
Chang conclut donc que pendant que certains rendements obligataires peuvent encore fournir une couverture lors d’une chute boursière significative due à une détérioration claire des perspectives économiques, la Fed pourrait être amenée à diminuer ses taux si nécessaire.
Les préoccupations qui pèsent actuellement sur le marché mettent en lumière le besoin crucial pour les investisseurs d’adapter leurs stratégies face aux évolutions rapides et souvent imprévisibles du paysage financier actuel.