Dans l’affaire mystérieuse de la disparition de Delphine Jubillar, des informations inédites émergent alors que le procès de son mari, Cédric Jubillar, se profile. Les journalistes Dominique Rizet et Stéphane Simon évoquent dans leur livre à paraître « L’Affaire Jubillar » des données GPS qui pourraient avoir été sous-estimées par la justice.

- Des données GPS montrent que Cédric Jubillar s'est souvent trouvé près d'une exploitation agricole, un lieu qu'il ne fréquenterait pas normalement.
- Un autre téléphone a été retrouvé dans une pièce d'eau au domicile du couple, soulevant des questions sur la nécessité de plusieurs téléphones pour un peintre-plaquiste.
- Les enquêteurs n'ont pas encore approfondi certains sites clés, ce qui pourrait faire évoluer le dossier à l'avenir.
- Les experts examineront probablement la fiabilité des données GPS et leur implication dans l'enquête lors du procès.
Cédric Jubillar au cœur des soupçons
Delphine Jubillar, une infirmière de 33 ans et mère de deux enfants, disparaît le 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines dans le Tarn. Son mari alerte les secours, mais malgré l’engagement des gendarmes, bénévoles et drones, aucune trace n’est retrouvée. Très rapidement, Cédric Jubillar devient le principal suspect ; ses incohérences lors des interrogatoires et son comportement suscitent des doutes chez enquêteurs et proches. Il est mis en examen pour homicide volontaire tout en niant toute implication.
Des données GPS intrigantes
Dans un entretien accordé au Journal du dimanche du 7 septembre 2023, Rizet et Simon mettent en avant une hypothèse autour des données GPS extraites du téléphone de Cédric Jubillar. Elles figurent dans le dossier depuis 2021 et montrent qu’un point géolocalisé a été enregistré 17 fois entre le 14 novembre et le 16 décembre, date à laquelle Delphine a disparu. « Un point de géolocalisation figure 17 fois (.) conduisant aux confins d’une exploitation agricole », explique Stéphane Simon. Il ajoute que Cédric n’avait « aucune raison d’aller dans cet endroit très retiré » après lequel il ne revient pas.
Ces informations pourraient être interprétées différemment par divers experts selon Simon : « À l’audience, il va y avoir une bataille d’experts ». Cette situation soulève davantage de questions sur la technologie utilisée lors de l’enquête.
La question des téléphones multiples
Se fondant sur l’ordonnance de mise en accusation, Rizet souligne qu’un autre téléphone portable a été retrouvé « dans un seau rempli d’eau » au domicile du couple. Il pose alors la question suivante : « Pourquoi un peintre-plaquiste aurait-il besoin de plusieurs téléphones ? »
Stéphane Simon insiste sur la nécessité d’une fouille précise du point géolocalisé afin d’apporter plus de clarté sur cette affaire complexe. Selon lui, « pour en avoir le cœur net », il serait crucial d’explorer ce site en profondeur où « les gendarmes y sont allés prendre des photos », mais sans approfondir davantage leurs recherches.
Les débats à venir promettent d’être intenses selon Dominique Rizet qui affirme : « Je ne doute pas que durant les quatre semaines d’audience, la question de la téléphonie sera soulevée ». L’avenir judiciaire pourrait bien reposer sur ces nouvelles informations techniques qui remettent en cause certaines conclusions antérieures.
Avec ces éléments inédits enfin mis sur table dûs aux avancées technologiques actuelles relatives aux enquêtes criminelles, notamment concernant l’utilisation potentielle des téléphones portables, cette affaire continue ainsi à captiver tant ceux impliqués que le grand public impatient de résoudre ce mystère persistant.