Le 7 octobre 1955, la Citroën DS est présentée au Salon de l’automobile de Paris, captivant le public et marquant un tournant dans l’histoire de l’automobile. Cette voiture futuriste, avec son design innovant et ses technologies révolutionnaires, devient rapidement une icône du paysage automobile français.
- Le 7 octobre 1955, la Citroën DS est présentée au Salon de l'automobile de Paris.
- Elle impressionne par son design futuriste et ses technologies révolutionnaires.
- De Gaulle devient un fervent défenseur de la DS, grâce à sa fiabilité.
- La dernière DS est produite le 24 avril 1975, marquant la fin d'une époque.

Un prototypage audacieux au Salon de Paris
« Joli prototype ! » C’est ainsi que René Coty, président de la République française, se laisse séduire par la Citroën DS lors de sa présentation au Grand Palais. Robert Puiseux, le patron de Citroën, précise que cette voiture est « notre nouvelle voiture de série ». Le modèle impressionne par sa morphologie évoquant un astronef et ses surfaces vitrées. Ses couleurs vives et son tableau de bord futuriste rompent avec le style classique des automobiles françaises d’après-guerre.
Les visiteurs sont d’abord déroutés puis conquis. Les commandes affluent : selon la légende, 700 ventes dans les quarante-cinq premières minutes et jusqu’à 80 000 à l’issue du salon. Pourtant, ce bijou a un coût élevé : 930 000 francs, bien plus cher que les véhicules concurrents comme Renault ou Peugeot.
Des innovations technologiques remarquables
La DS est le fruit d’une longue recherche pour remplacer la Traction avant emblématique lancée en 1934. Elle introduit des innovations majeures notamment avec la suspension hydropneumatique qui remplace les ressorts métalliques par un mélange d’air comprimé et de fluide sous pression. Ce système lui confère une stabilité inégalée sous diverses conditions.
Paris Match teste le prototype avant sa commercialisation et souligne : « À 100 dans un virage, la DS 19 ne penche presque pas ». Le confort exceptionnel offert par ce véhicule en fait un choix idéal pour ceux qui recherchent une conduite agréable.
Un ambassadeur inattendu : De Gaulle
De Gaulle devient rapidement l’un des plus fervents défenseurs de la DS lorsqu’il accède à l’Élysée. Il apprécie particulièrement son habitabilité qui lui permet d’allonger ses jambes sans contrainte. En échappant à une tentative d’attentat en 1962 grâce à sa fiabilité lors d’une attaque armée réussie sur cette berline Mercedes-Benz à plusieurs impacts témoigne des qualités indéniables du modèle.
Ce succès attire divers acteurs tels que ministres et stars du cinéma vers cette automobile unique qui s’impose peu à peu dans tous les aspects sociaux français.
La fin d’une époque
La dernière DS est produite le 24 avril 1975, portant le numéro 1330755 sur les chaînes parisiennes de Citroën. Véritable symbole culturel français grâce à ses apparitions au cinéma (notamment dans Les tontons flingueurs ou Retour vers le futur 2), elle incarne aussi bien le côté pratique que celui artistique mythique des Trente Glorieuses.
Bien qu’elle tire officiellement sa révérence en même temps que cette période historique emblématique pour la France moderne, son héritage perdure ; depuis 2014, elle fait partie intégrante du Groupe PSA comme une marque haut-de-gamme distincte tout en conservant son essence unique aux yeux des passionnés automobiles.
Citroën vit ainsi encore aujourd’hui au travers de cet artefact intemporel qu’est devenu la DS, confirmant qu’elle reste irremplaçable sur toutes ces dimensions culturelles mais également pratiques qu’elle propose depuis près soixante-dix ans.