La trilogie Dark Knight de Christopher Nolan, bien que célébrée pour sa profondeur cinématographique, n’est pas sans critiques. L’article met en lumière trois incohérences majeures dans le récit qui continuent d’intriguer les fans des films.
Batman Begins – La toxine de la peur de l’épouvantail n’aurait-elle pas affecté quiconque prendrait une douche ou cuisinait des spaghettis ?
La première incohérence concerne Batman Begins, où la toxine de peur du personnage Scarecrow (Cillian Murphy) est introduite. Ce produit est montré comme étant dévastateur, suffisant pour rendre fous ceux qui en sont victimes. La Ligue des Ombres, dirigée par Ra’s Al Ghul (Liam Neeson), prévoit d’empoisonner l’eau potable de Gotham avec cette toxine grâce à un émetteur micro-ondes afin d’instaurer le chaos. Pourtant, cela soulève une question cruciale : puisqu’il a été indiqué que la toxine se trouve dans l’eau depuis un certain temps, comment se fait-il que personne ne soit affecté lors de l’utilisation quotidienne de l’eau chaude pour prendre une douche ou cuire des pâtes ?

The Dark Knight – Tous les policiers vont à un seul endroit
Dans The Dark Knight, certaines décisions narratives soulèvent également interrogations. Alors que Batman (Christian Bale) reçoit des informations sur Rachel Dawes (Maggie Gyllenhaal) et Harvey Dent (Aaron Eckhart), il ordonne à la police d’intervenir uniquement sur le lieu où se trouve Rachel. Le commissaire Gordon (Gary Oldman) semble envoyer toutes les unités disponibles vers Harvey Dent après avoir demandé à Batman lequel il souhaite secourir. Dans une ville aussi vaste que Gotham, pourquoi ne pas avoir déployé des ressources policières aux deux endroits simultanément ? Cette répartition illogique peut sembler un moyen artificiel d’illustrer le génie stratégique du Joker mais manque cruellement de crédibilité.
The Dark Knight Rises – John Blake sait que Bruce Wayne est Batman parce qu’il a le même sourire
Il remarque que son propre père a également été abattu et commente la similitude entre ses expressions faciales et celles de Bruce Wayne sans jamais établir un lien formel entre leur présence respective au sein du monde nocturne gothamien.
Ces incohérences font débat parmi les aficionados du cinéma et interrogent notre suspension volontaire de croyance face à des récits complexes. Les films réalisés par Christopher Nolan marquent indéniablement une évolution esthétique dans le genre super-héroïque ; cependant, ils montrent aussi qu’aucune œuvre n’est exempte de failles narratives qui pourraient être examinées plus minutieusement.