Le président Donald Trump défend sa décision d’imposer des tarifs sur les marchandises étrangères, affirmant qu’elle encouragera le rapatriement de la production aux États-Unis et créera des emplois. Cependant, cette stratégie suscite des réserves parmi les entreprises allemandes déjà établies sur le sol américain.

- Donald Trump défend ses tarifs sur les marchandises étrangères.
- Cette décision suscite des réserves chez les entreprises allemandes.
- Des entreprises comme BMW, Mercedes-Benz et Haribo ont des implantations aux États-Unis.
- Les dirigeants allemands estiment que les tarifs sont nuisibles pour l'économie.
Les réticences face aux tarifs américains
Des géants comme BMW et Mercedes-Benz disposent déjà d’installations significatives sur le territoire américain. Récemment, en 2023, le fabricant de bonbons Haribo a ouvert sa première usine aux États-Unis dans le Wisconsin après plusieurs décennies d’importation de ses célèbres « ours gommeux ».
Cependant, un changement tendance est perceptible. Selon une enquête menée par la Chambre de commerce et d’industrie allemande auprès de 6 000 entreprises locales, l’opinion s’est détériorée depuis l’annonce initiale des tarifs le 2 avril. Volker Treier, chef du commerce extérieur à la chambre, note que « les dirigeants sont tombés contre la tendance… parce que les tarifs sont du poison.
Conséquences industrielles
Les secteurs industrialisés allemands touchés par ces tarifs incluent particulièrement celui automobile, présent substantiellement depuis les années 90. Les discussions entre dirigeants tels que ceux de Mercedes et Volkswagen avec Washington se concentrent sur ces soucis tarifaires ; ils envisagent même de déplacer certaines lignes productives vers les États-Unis comme preuve que « la stratégie du président fonctionne », selon un porte-parole.
En dehors des grands constructeurs automobiles, plus petites entreprises participent également activement à l’économie américaine avec un investissement direct total estimé à 657,8 milliards de dollars en 2023, contrastant fortement avec les 193,1 milliards de dollars investis par les sociétés américaines en Allemagne durant la même période.
Treier rappelle : « Nous avons investi plus ; nos entreprises ont créé plus d’emplois aux États-Unis que celles américaines ne l’ont fait en Allemagne », soulignant ainsi ce déséquilibre commercial au cœur des négociations entre Berlin et Washington.
Michael Traub, président Stihl, a déclaré : « Nous ferons tout pour éviter d’augmenter nos prix… nous pensons que les tarifs sont aussi des taxes ». Une réalité qui risque finalement de toucher directement le consommateur final.