Jack O’Connell dans « Sinners »
Jack O’Connell se lance dans un nouveau défi artistique avec son rôle de Remmick, un vampire sanguinaire dans le dernier film de Ryan Coogler, Sinners. Contrairement à ses précédents rôles, il doit chanter et danser, des compétences qu’il a développées dès son enfance en prenant des cours de danse irlandaise.
Un acteur surprenant
Dans Sinners, Jack O’Connell incarne Remmick, un vampire âgé de plusieurs siècles. Pour ce rôle exigeant qui le pousse à chanter et danser pour la première fois, il s’est appuyé sur une expérience passée puisque l’acteur avait pris des cours de danse irlandaise dès l’âge de six ans. « Je ne pense pas que quiconque le sache », avoue O’Connell dans une interview avec Rolling Stone.

Le film suit les jumeaux Twin Brothers Smoke et Stack, interprétés par Michael B. Jordan. Dans les années 1930, ils retournent à leur ville natale dans le sud des États-Unis afin d’y ouvrir un juke joint animé par la musique blues.
Un personnage complexe
O’Connell décrit Remmick comme plus que simplement maléfique. Selon lui, « il y avait une sincérité dans beaucoup des discours » de son personnage. La vision du réalisateur sur cette complexité apportait une richesse au film qui dépasse les clichés vampiriques habituels.
O’Connell a dû subir un processus intense d’application de maquillage prothétique pour jouer Remmick tantôt sous forme humaine tantôt sous forme terrifiante. Pour lui, ces effets pratiques ont grandement aidé à la performance : « Quand tout est pratique [.] cela aide les performances ».
Les défis musicaux
Bien qu’O’Connell ne se soit jamais considéré comme chanteur (« si quoi que ce soit. c’était définitivement le contraire »), il a travaillé avec composer Ludwig Göransson pour enregistrer plusieurs chansons pour le film. Parmi elles figurent « Just A Touch of Whisky » ainsi que des titres traditionnels tels que « Rocky Road to Dublin ». Les acteurs ont aussi chanté en direct durant certaines scènes entourant ce projet dynamique.
« Parfois vous devez juste avoir un bash », dit-il au sujet du défi musical proposé par Coogler. C’est notamment lors d’une grande scène musicale où il est redevenu conscient de ses racines en danse irlandaise après presque 20 ans sans pratiquer sérieusement : « Je voulais m’assurer que quand je suis enfin arrivé en Louisiane [.], je savais ce que je faisais ».
Une passion renouvelée
Le tournage fût marqué par des moments puissants selon O’Connell qui raconte l’énergie palpable pendant la séquence musicale finale : « C’était honnêtement en quelque sorte dément [.] ca a vraiment fonctionné comme prévu ». Néanmoins, lors d’une scène où Remmick subit sa venjance près d’un lac rempli d’alligators vivants, l’acteur confesse avoir préféré « tous ces éléments au maquillage prothétique » tant la perspective était terrifiante.
Défiant continuément ses limites artistiques, O’Connell choisit délibérément des rôles qui explorent des personnages profonds et nuancés: « Le rêve serait chaque emploi puisse offrir […] Cela permet tellement aux films », note-t-il.
En quête d’innovation
Jack O’Connell prépare déjà plusieurs nouveaux projets cinématographiques dont 28 Years Later réalisé par Danny Boyle et prendra part au prochain volet Godzilla X Kong prévu pour 2027. L’acteur reste déterminé à embrasser ses rôles non seulement comme opportunités mais également comme moyens d’exploration personnelle : « La version plus compliquée est. tous ces personnages sont tissés ensemble ».
Avec cette approche nuancée envers les figures complexes qu’il incarne – même celles controversées comme Blake Fielder-Civil – on devine bien qu’O’Connell continue constamment à redéfinir sa carrière au-delà du succès perçu ou contestable.