Un jury new-yorkais a accordé 1,7 milliard de dollars en dommages-intérêts à 40 femmes qui poursuivent l’ancien réalisateur James Toback pour des allégations d’agression sexuelle. Ce verdict majeur s’inscrit dans un contexte plus large du mouvement #MeToo et des répercussions sur les abus sexuels à Hollywood.
- Un jury new-yorkais a accordé 1,7 milliard de dollars en dommages-intérêts à 40 femmes accusant James Toback d'agression sexuelle.
- Le verdict a été rendu après une semaine de témoignages, avec 42 millions de dollars alloués à chaque plaignante.
- James Toback, âgé de 80 ans, n'a pas assisté au procès et a déclaré ne pas pouvoir payer.
- Les allégations contre lui remontent de la fin des années 1970 au milieu des années 2000 et ont été encouragées par le mouvement #MeToo.

Un jugement significatif contre James Toback
Un jury à New York a rendu un verdict mettant en lumière les abus sexuels présumés commis par l’ancien réalisateur et écrivain James Toback, condamnant celui-ci à verser 1,7 milliard de dollars aux victimes. Cette décision survient alors que M. Toback, connu pour ses films comme «Bugsy» et «The Pick-Up Artist», ne s’est pas présenté au procès.
Détails du procès
Les avocats des 40 plaignantes ont déclaré que le jury avait décidé d’allouer 42 millions de dollars à chacune d’entre elles après avoir entendu leurs témoignages pendant une semaine. Le procès a été tenu à la Cour suprême de l’État de New York, où il n’y avait pas de présence physique de M. Toback.
M. Toback, âgé de 80 ans, avait précédemment nié les accusations portées contre lui mais avait cessé sa participation aux procédures judiciaires récemment, décrivant sa situation financière comme étant « financièrement dépourvue ». La portée réelle du jugement est incertaine quant à ce qu’il pourra payer.
Les témoignages accablants
Les allégations portent sur des incidents s’étendant de la fin des années 1970 au milieu des années 2000. Selon plusieurs témoins, M. Toback aurait utilisé des réunions prétendument professionnelles pour agressions sexuelles.
Par exemple, Marianne Hettinger a relaté qu’en 1988, alors qu’elle n’avait que 25 ans, M. Toback l’a approchée dans la rue avant d’organiser une réunion chez lui où il l’a contrainte au contact sexuel tout en se masturbant.
De même, Mary Monahan a décrit comment lors d’une audition dans les années 1990, elle aurait été manipulée par M. Toback sous prétexte d’un « exercice de confiance » avant qu’il ne passe également aux actes inappropriés.
« Ce verdict est plus qu’un nombre – c’est une déclaration. Nous ne sommes pas jetables », a souligné Mary Monahan après le jugement.
Contexte légal
Les accusations proviennent principalement d’un article publié dans le Los Angeles Times en 2017, pendant le début du mouvement #MeToo. Après cela, plusieurs plaintes ont émergé contre lui, bien que les procureurs aient annoncé en 2018 qu’ils ne poursuivraient pas cinq cas parvenus trop tardivement selon les délais légaux requis.
La loi sur les survivants pour adultes
Le procès initial contre M. Toback a bénéficié d’une législation adoptée par l’État appelée « loi sur les survivants pour adultes », permettant ainsi aux plaignantes victorieuses dont le délai légal habituel était expiré, d’être jugées malgré tout.
Le Harvard Club de New York était également cité parmi les défendeurs initialement car certains incidents auraient eu lieu dans ses murs ; néanmoins, cette accusation a été levée juste avant le procès principal.
Perspectives futures
L’avocat Brad Beckworth a déclaré que leur prochaine démarche serait d’évaluer les actifs personnels de James Toback afin peut-être d’indemniser autant que possible chaque victime : « Nous essaierons d’amener ces femmes autant que possible ». L’affaire reste ouverte sur le plan judiciaire avec un avenir financier incertain concernant M. Toback qui pourrait encore contester ou subir davantage d’implications juridiques suite au verdict récent.