Les analystes de Jefferies abaissent fortement l’objectif du cours de l’action de Meta, réduisant les prévisions financières face à un environnement économique incertain. Cette décision s’inscrit dans un contexte plus large, où d’autres entreprises technologiques subissent également des ajustements de leurs directives financières en raison des nouveaux tarifs. La guerre commerciale a provoqué une atmosphère volatile sur les marchés boursiers, entraînant des pertes significatives.
Les analystes révisent à la baisse les prévisions pour Meta et d’autres entreprises
Les analystes de Jefferies ont abattu pour la deuxième fois en dix jours l’objectif du cours de l’action de Meta, le faisant passer de 725 $ à 600 $, soit une baisse significative de 17%. Actuellement, Meta se négocie à environ 504 $, avec une chute récente de 10% sur les cinq derniers jours.

Dans leur note publiée dimanche, les analystes ont souligné que les nouveaux tarifs et les incertitudes macroéconomiques constituent un « laissez-passer » pour que certaines entreprises « réinitialisent leurs conseils à des chiffres plus conservateurs ». Selon Brent Thill et son équipe, « Des estimations plus faibles qui sont plus réalisables ont tendance à améliorer le sentiment des investisseurs et, en fin de compte, à mieux partager des performances ».
De plus, ils ont diminué le bénéfice par action prévu pour Meta en 2025 de 13%, tandis qu’ils ont également réduit l’objectif du prix d’achat pour Microsoft d’un modeste 5%, frôlant ainsi la barre des 475 $. Microsoft est actuellement cotée autour de 360 $, étant en baisse continue depuis plusieurs jours.
Diminution générale des attentes parmi les géants technologiques
Les principales entreprises technologiques telles que Microsoft, Google et Amazon voient également leurs perspectives assombries par ces nouvelles conditions économiques. Pour Google et Amazon spécialement, Jefferies a abaissé ses estimations du BPA (bénéfice par action) pour 2025 respectivement de 2% et 1%, tout en gardant leurs objectifs initiaux sur ces titres.
Une foule d’entreprises offre moins d’opportunités publicitaires aux annonceurs chinois qui cherchent désespérément à atteindre le marché américain. Les frais imposés sur les produits chinois pourraient provoquer une pause dans leurs investissements publicitaires aux États-Unis.
Impact largement ressenti sur le marché
La semaine dernière a été marquée par des turbulences majeures sur les marchés mondiaux sous l’effet d’un nouvel ensemble tarifaire annoncé par le président Donald Trump. Ce dernier impose jusqu’à 34% sur toutes importations venues directement de Chine ainsi que divers tarifs substantiels sur plusieurs pays producteurs clés comme le Vietnam (46%) ou encore l’Inde (26%). Face aux représailles chinoises ce vendredi – incluant un tarif similaire au niveau américain – une vague générale panique touche désormais tout contact commercial entre ces nations.
Vendredi dernier était marqué par une journée noire sans précédent depuis 2020 avec la chute violente du S&P 500 (-6%), DOW (-5,5%) ou encore Nasdaq plongeant vers -5,8%. Les futures Dow Jones annoncent déjà une nouvelle semaine tumultueuse avec une baisse anticipée affichée jusqu’à 2,5% dès dimanche soir.
En Asie aussi cette atmosphère chaotique ne laisse place qu’à pessimisme : Nikkei japonais perdait alors près de 6,5% tandis que ceux sud-coréen chutait jusqu’à 4,5%. Information alarmante venant notamment de Hong Kong dont Hang Seng traversait une tempête sévère dégringolant jusqu’à -9,9% au matin même.
Larry Summers commentait amèrement cet engrenage dévastateur : « Jamais auparavant une heure de rhétorique présidentielle coûte autant ».
Avec ces pertes massives accumulées simultanément chez diverses sociétés influentes liées au secteur numérique ou industrie commerciale classique, il est crucial qu’une réflexion stratégique se mette rapidement en place afin de minimiser les impacts collatéraux ressentis auprès des acteurs principaux mais surtout de l’économie mondiale largement interconnectée aujourd’hui encore !