Jeremstar réagit à son élimination avec Philippe Lucas : «J'en ai pleuré de rage et de déception»

Jeremstar et Philippe Lucas ont été capturés lors de la deuxième soirée de Wanted : Attrape-moi si tu peux!, diffusée jeudi 29 octobre sur M6, après trois jours de fuite à travers le nord de la France. Il s’agit du quatrième binôme à quitter l’aventure. Dans un entretien à Télé-Loisirs, le créateur de contenu revient sur cette expérience.

Jeremstar réagit à son élimination avec Philippe Lucas : «J’en ai pleuré de rage et de déception»

Des passants qui ont alerté les gardiens

Avant le début de l’évasion, Jeremstar confie avoir été très inquiet, car Philippe Lucas était un personnage qui lui faisait peur. Les débuts ont été difficiles, il a fallu un temps d’acclimatation avant qu’une véritable complicité ne se noue. Il dit ne pas avoir «vraiment cerné» son partenaire, et qualifie l’expérience de «totalement lunaire».

Sur le plan logistique, il affirme avoir négocié «99,9 % des transports» et obtenu l’aide dont le duo a bénéficié. Selon lui, son partenaire était «particulièrement mollasson». Les tensions ne manquaient pas pour autant : Philippe Lucas détestait que Jeremstar l’appelle Michel Polnareff, une comparaison que le créateur de contenu juge pourtant «si frappante».

Le fugitif se disait rassuré par le soutien du public. Il raconte avoir vu 3 000 personnes réunies sur la place d’Amiens, et des habitants du Nord qui lui ont donné de l’argent dans la rue, par billets de 5 ou 10 euros. Il dit avoir récolté «au moins 300 balles», dont il a rapporté 200 à Paris.

Il garde cependant le souvenir de nombreuses manipulations. «J’ai été choqué par le vice de certaines personnes qui me faisaient croire qu’elles m’adoraient alors qu’en réalité, elles appelaient les gardiens sous mon nez pour me balancer!» Ce doute permanent l’a marqué, d’autant que, selon ses mots, certains jouaient la comédie «à la perfection».

La cavale a aussi été éprouvante. Les deux hommes devaient se loger dans un périmètre de 3 km, souvent après leur arrivée tardive, et Jeremstar explique avoir parfois utilisé sa notoriété pour négocier la gratuité, sans toujours y parvenir. Il décrit surtout une vie sans téléphone ni montre classique : «on vit dans une bulle sous pression». Les journées s’étiraient de 10 heures à 18 heures, avec un changement d’endroit toutes les 20 minutes. «Même si notre cavale n’a duré que trois jours, j’ai eu la sensation d’en vivre dix.»

Une capture vécue comme une trahison

Jeremstar n’a croisé aucun autre fugitif. Après le coup d’envoi, il a choisi de fuir le plus loin possible, en direction de Calais et de Dunkerque. Il assure avoir «géré super bien» sa cavale et pensait pouvoir aller jusqu’au bout. «Des gens m’ont fait croire qu’ils m’appréciaient alors qu’ils orchestraient ma capture!» Il dit avoir été livré par une personne qui a appelé directement les gardiens.

Il explique avoir appris la nouvelle par les gardiens eux-mêmes. «J’en ai pleuré de rage et de déception.» Il reconnaît être un mauvais joueur, mais estime que «se faire dénoncer comme ça, c’est honteux». Il dit avoir envoyé un message à l’une des conductrices sur les réseaux sociaux pour lui demander des comptes.

Interrogé sur la réaction de son partenaire, Jeremstar évoque une scène presque comique : Philippe Lucas urinait dans une gare au moment où il fallait s’enfuir, et le duo a été interpellé «pile à la sortie des toilettes». Selon le créateur de contenu, l’ancien entraîneur était surtout soulagé que l’aventure s’arrête, afin de retourner à ses entraînements de natation.

Les réactions des passants ont été variées. Dans le Nord, la plupart des gens connaissaient l’émission et venaient à leur rencontre, tandis que sur les aires d’autoroute, certains paniquaient. Une conductrice s’est barricadée dans sa voiture, persuadée que les deux hommes étaient des évadés de prison. Jeremstar conclut sur une prochaine saison : il accepterait d’y participer, mais «pour être gardien afin de faire vivre aux prochains fugitifs l’enfer qu’on a subi».

Journaliste spécialisé dans l’actualité, je combine dix ans d’expérience en rédaction avec une curiosité constante pour la société et l’innovation. Marié et passionné de randonnée, j’aime partager une information claire, fiable et accessible à tous.