Brigitte Bardot : que sont devenus ses animaux de compagnie ?

Les animaux de Brigitte Bardot, auxquels elle avait consacré sa fortune et sa vie, ne sont plus tous là. Ses chats, ses chiens, son cheval et ses pigeons ont connu des sorts très différents depuis sa mort, à La Madrague comme à La Garrigue.

Brigitte Bardot : que sont devenus ses animaux de compagnie ?

En 2024 déjà, des tourterelles mortes flottaient dans les auges de La Garrigue. Quelques semaines avant la publication de cet article, des pigeons morts se cachaient dans les recoins de La Madrague. Lorsque Brigitte Bardot était alitée, à l’automne 2025, il en mourait déjà un par jour, en raison de graines stérilisatrices données à trop haute dose.

À La Madrague, les deux caniches, Filoute et Fiona, ont été confiés à une proche peu après sa mort. Filoute a été sauvée in extremis, car elle n’avait pas été nourrie pendant cinq jours. Sur les quatre chats présents au décès de Brigitte Bardot, il n’en reste que deux, Sasha et Zoé, qui a passé ses dix derniers mois couchée sur le lit de sa maîtresse. Monsieur Pétard, 19 ans, chat errant devenu « l’âme de la Madrague », s’est noyé dans la piscine, la veille d’une visite chez le vétérinaire prévue pour une piqûre de cortisone.

Les chiens de Brigitte sont partis au refuge de Bazoches

À La Garrigue, son « arche de Noé » sur les hauts du Capon, à quinze minutes en voiture de Saint-Tropez, le sort des animaux n’a pas été meilleur. Quelques jours après la mort de Brigitte Bardot, sa jument blanche, Mistie, déjà évacuée, a été euthanasiée. Elle était très maigre et malade. Les quatre chiens inséparables, Bagara, Lila, Yorka et Charles, sont partis au refuge de Bazoches en mars, suivis de 4 cochons et de 9 moutons. Seuls les félins sont restés, et il ne reste aujourd’hui que 6 des 15 chats, faméliques.

Interrogée sur leur sort, Ghyslaine Calmels-Bock, dirigeante de la Fondation, assure : « Il n’y a plus d’animaux à la Garrigue à part des chats en liberté, qui étaient les chats de Brigitte et dont on s’occupe parfaitement. » Lorsqu’on lui demande qui s’en occupe précisément, elle répond : « En tout cas, ils vont très bien, ne vous inquiétez pas. » Elle ajoute : « Ce n’est pas ma conception de la protection animale », après qu’il lui a été rappelé que les chiens avaient été placés en refuge. Elle affirme également : « Je ne laisserai personne, mais personne, douter de l’amour et du respect que je porte aux animaux. »

Qui nourrit les chats de La Garrigue ?

Ghyslaine Calmels-Bock promet néanmoins : « On est en train de s’organiser, on va certainement engager un régisseur. » La maison d’amis, dite maison Capucine, où les chats avaient l’habitude de se réfugier, leur a été fermée. Des vigiles y résident désormais, comme à La Madrague, pour décourager les voleurs. Ils tiennent toutefois à rappeler qu’ils ne sont pas engagés pour veiller sur les animaux, mais sur les propriétés. Moitié des chats sont si vieux qu’ils ne peuvent plus avaler que de la pâtée.

« Jusqu’à présent, il y avait Bernard », avance Max Guazzini, président de la Fondation Bardot, selon qui Bernard d’Ormale ne se rendait plus à La Garrigue depuis plusieurs semaines, selon nos informations. Il poursuit : « Je ne sais pas, honnêtement, qui leur donne à manger. » Quelques minutes plus tard, il précise : « On va demander au gardien de leur donner à manger, il n’y a pas de problème. » Or il n’y a plus de gardiens à La Garrigue, tout comme à La Madrague.

Le suivi vétérinaire paraît tout aussi incertain. Un cochon a été blessé à La Garrigue, probablement par la balle perdue d’un chasseur. Un vétérinaire a réalisé une suture sur place et recommandé de le mettre à l’abri, mais l’animal est resté au soleil et a agonisé pendant 96 heures, tandis que des corbeaux agrandissaient sa plaie. Selon l’un des vigiles de La Garrigue, Ghyslaine Calmels-Bock aurait répondu : « Vous ne connaissez pas le milieu animal, si ça se trouve, ils viennent le soigner. »

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