Marie-José Pérec évoque son burn-out lors des JO de Sydney en 2000.
- Marie-José Pérec évoque son burn-out aux Jeux Olympiques de Sydney en 2000.
- Elle raconte comment elle a dû arrêter sa carrière soudainement.
- Elle a passé des mois sans sortir de chez elle après son échec.
- Elle a finalement réussi à se reconstruire grâce aux missions humanitaires.

Marie-José Pérec, championne olympique mythique, revient sur sa carrière et ses déboires lors des Jeux Olympiques de Sydney en 2000. Invitée sur le plateau de l’émission C à Vous, elle raconte les difficultés qu’elle a rencontrées à cette époque, marquées par un trouble mental qui l’a poussée à prendre la décision brutale de mettre fin à sa carrière.
Une carrière brillante entachée par la pression
En juillet dernier, Marie-José Pérec faisait une apparition émotive lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris aux côtés du judoka Teddy Riner. L’athlète française, qui avait brillé dans les années 90 avec notamment une médaille d’or au 400 mètres aux JO de Barcelone en 1992 et deux titres aux JO d’Atlanta en 1996 classés dans plusieurs épreuves (200 et 400 mètres), évoque aujourd’hui une période sombre ayant conduit à une pause soudaine dans sa carrière sportive.
À seulement 32 ans, alors qu’elle était attendue pour remporter la médaille d’or à Sydney, elle craque le jour même de son épreuve. « Ça a été vraiment très dur, ça a été une descente aux enfers », confie-t-elle. « Je suis restée des mois sans sortir de chez moi. J’avais envie de voir personne ». Son inexplicable disparition suscite alors critiques et incompréhension : « Je me suis rendu compte que finalement je n’étais pas si forte que ça. C’est tellement dur d’aller s’expliquer quand on est lynchée ».
Des conseils ignorés et un parcours vers la guérison
Pérec se souvient également d’une période où sa grand-mère lui conseillait d’aller consulter un professionnel pour parler. Elle avoue ne pas avoir suivi cet avis, pensant pouvoir surmonter seule ses problèmes : « C’est la seule fois où je n’ai pas écouté ma mamie parce que je pensais que j’étais très forte ». Finalement, c’est en s’engageant dans des missions humanitaires qu’elle réussit lentement à se reconstruire : « Lorsque l’on s’occupe des autres, ça nous fait du bien », explique-t-elle.
Cette expérience témoigne non seulement des effets néfastes liés au stress compétitif mais aussi du chemin vers le rétablissement qui passe souvent par l’entraide et le partage avec autrui. Aujourd’hui âgée de 57 ans, Marie-José Pérec continue ainsi à inspirer un large public tout en rappelant les défis psychologiques auxquels sont confrontés les sportifs professionnels.