Choc émotionnel après Sydney : Marie-José Pérec évoque sa dépression
Marie-José Pérec, légende de l’athlétisme français, s’est exprimée sur la dépression qu’elle a traversée après les JO de Sydney en 2000, lors d’une interview dans l’émission C à vous sur France 5 le mercredi 30 avril. Mediatisée pour ses performances passées, elle a malheureusement quitté ces Jeux sous un torrent de critiques.

Une carrière d’or
L’athlète, médaillée d’or au 400 mètres à Barcelone en 1992 et double championne à Atlanta en 1996 sur 200 et 400 mètres, partait aux JO de Sydney comme une immense favorite.
Une pression insoutenable
Pourtant, la pression insoutenable, exacerbée par l’engouement pour sa rivale Cathy Freeman, l’a poussée à abandonner précipitamment la compétition et à renoncer à défendre son titre olympique.
Une descente aux enfers
Dans son futur livre autobiographique « Ma vie olympique », qui sera publié le 7 mai aux éditions Solar, Marie-José Pérec raconte cette période tragique. Lors de son intervention dans C à vous face à Anne-Elisabeth Lemoine, elle décrit avec émotion cette chute personnelle : « Ça a été vraiment très dur. C’était une descente aux enfers. Je suis restée des mois sans sortir de chez moi. J’avais envie de voir personne ».
Un impact des critiques
L’impact des critiques fut tel que même justifier publiquement sa décision est devenu une épreuve douloureuse pour elle : « … quand on est lynchée … c’est tellement dur de relever la tête… Mais je le fais ». Pérec admet qu’il lui a fallu beaucoup de temps pour se remettre : « Je disparais pendant des mois et des mois. C’est un moment qui est très très douloureux dans ma vie ».
Un choix de résilience
Bien que conseillée par sa grand-mère d’aller consulter un psychologue pour faire face à cette crise, elle choisit plutôt d’affronter ses problèmes seule : « En fait, il fallait montrer qu’on était forts. Donc j’ai tenu à faire en sorte que j’aille mieux toute seule ».
Une rédemption progressive
Finalement, ce sont les missions humanitaires et le soutien apporté à d’autres athlètes qui l’ont aidée progressivement à se relever de ce traumatisme. Cependant, l’émotion reste vive lorsqu’elle évoque ces souvenirs ; cela était évident lors de son passage sur le plateau où les larmes étaient visibles dans ses yeux.
Ce récit poignant met en lumière non seulement les pressions subies par les sportifs mais aussi leur résilience face aux défis personnels difficiles.