Un nouveau chapitre pour Joachim Trier : un regard tendre sur la famille
Le réalisateur norvégien Joachim Trier présente son dernier film, qui traite des relations familiales complexes à travers le prisme du cinéma. À Cannes, cette œuvre captivante aborde les non-dits et les frustrations liées à l’absence d’un père cinéaste renommé.

Un scénario poignant
Dans ce film, Agnès et Nora sont confrontées au retour inattendu de leur père après une longue absence. Ce dernier, réalisateur de renom, propose à Nora, comédienne de théâtre, de jouer dans son prochain projet. Cependant, celle-ci refuse avec défiance. Face à son refus, il décide d’offrir le rôle à une jeune star hollywoodienne, ce qui ravive des souvenirs familiaux douloureux.
Une critique positive mais nuancée
La critique de Paris Match, qui attribue la note de 3/5 au film, souligne que Joachim Trier « épouse à son tour cette ode disruptive à la famille. » Les thèmes principaux incluent les non-dits et la quête désespérée d’amour paternel. Le rapport entre un père dévoué à sa carrière cinématographique et ses filles évoque une mélancolie douce-amère. La performance des acteurs est saluée : Renate Reinsve, face à Stellan Skarsgård et la jeune Inga Ibsdotter Lilleaas apporte une profondeur poignante aux émotions présentées.
L’art du cinéma mirror
Le film se moque également de lui-même en offrant une séquence d’ouverture savoureuse sur le stress lié au monde artistique. Il adresse également une critique satirique du milieu cinématographique contemporain inspiré par Netflix avec ses junkets de presse souvent impersonnels. Pour le réalisateur norvégien, malgré les dysfonctionnements observés dans ces dynamiques familiales ou artistiques, « rien n’est plus beau que la famille ou le cinéma. »
Ce dernier travail témoigne ainsi encore une fois du talent indéniable de Trier en tant que grand directeur d’actrices et met en lumière sa vision complexe des relations humaines imbriquées dans l’univers du cinéma.