Le documentaire « One To One », réalisé par MacDonald et al., plonge les spectateurs dans l’univers de John Lennon et Yoko Ono, à travers un concert emblématique donné au Madison Square Garden le 30 août 1972. À travers des images d’archives et des reproductions de leur vie quotidienne, le film met en lumière leur engagement social tout en soulignant la puissance évocatrice de leur performance.
Une approche immersive du documentaire
Dans « One To One », une approche immersive est adoptée, favorisant un flux d’images émouvantes plutôt qu’une narration pédagogique. Le film se compose principalement de films à domicile, d’images de concerts, ainsi que d’un grand nombre de publicités d’époque. Il n’y a pas de voix-off ou d’interviews pour guider les téléspectateurs ; la majorité des textes affichés sont des transcriptions d’appels téléphoniques.

Sean Ono Lennon, fils du célèbre couple, est mentionné comme producteur musical du projet.
Retour sur un concert mémorable
Le fil conducteur du documentaire est le concert donné par Lennon et Ono au Madison Square Garden le 30 août 1972. Organisé pour soutenir l’institution Willowbrook State School – une école tristement célèbre pour les soins négligés aux enfants avec des déficiences – cet événement a particulièrement marqué Lennon et Ono après que le journaliste Geraldo Rivera ait dévoilé les conditions choquantes qui y régnaient.
Il s’agit « du seul concert complet que John a donné après avoir quitté les Beatles », souligne le film. Au cours de cette journée mémorable, Lennon et Ono ont interprété plusieurs morceaux, dont « New York City » et « Mother », entre autres.
Un reflet sur la société américaine des années 1970
Des séquences non liées à la musique sont intégrées pour illustrer tant l’abondance que les horreurs des années 1970, afin également d’éclairer l’engagement politique du couple. Une transition vers une carte électorale mettant en avant la victoire présidentielle écrasante de Nixon témoigne d’un paysage politique tumultueux.
Malheureusement, selon certains critiques, ni ce film ni ses images ne réussissent pleinement à rendre justice au message engagé de Lennon et Ono face aux défis sociaux particuliers qu’ils abordaient. Les nombreuses publicités transitent souvent vers un flou visuel tandis que l’essence même de leur discours semble diluée dans ce patchwork exécuté sans nuances supplémentaires.
En définitive, alors que ce documentaire pourrait être considéré comme une contribution significative au patrimoine culturel autour de John Lennon et Yoko Ono, il laisse parfois ses promesses au second plan derrière son approche grandiose mais superficielle.