Jon Stewart, l’animateur de télévision et ancien comédien, a récemment exprimé ses inquiétudes quant à la dérive autoritaire présumée de Donald Trump. Dans un monologue diffusé sur son émission, il s’est interrogé sur les conséquences des actions du président vis-à-vis des citoyens américains et de la liberté de la presse.
- Jon Stewart critique la dérive autoritaire de Donald Trump.
- Il s'oppose à l'expulsion d'un citoyen américain vers El Salvador.
- Stewart souligne les attaques de Trump contre la liberté d'expression.
- Il se moque des louanges exagérées des partisans de Trump.

Le refus d’expulser un homme vers El Salvador
Jon Stewart a ouvert son émission en critiquant le choix controversé de Donald Trump d’expulser un homme du Maryland vers El Salvador. Il qualifie cette décision d’illégale et met en avant le désir apparent du président américain de déporter même des citoyens américains, incitant ainsi à une comparaison avec des régimes autoritaires.
Des attaques contre la liberté d’expression
Stewart a également souligné que les attaques répétées de Trump contre les médias sont alarmantes. Lors d’un échange où un journaliste demandait si Trump serait « ouvert » à cette déportation, le président a répondu : « Si c’est un criminel local, je n’ai aucun problème… Je parle de très mauvaises personnes. Des gens vraiment mauvais ». Cette réponse a poussé Stewart à réfléchir sur le risque qu’encourent les véritables droits civiques sous ce gouvernement.
« Il va faire ça aux citoyens américains. Je pense que les hôtes (de talk-show) sont sur le point de faire l’erreur administrative », plaisante-t-il tout en reconnaissant qu’il ne s’attendait pas à une telle tournure des événements.
L’ironie dans l’admiration des partisans
Ailleurs dans son numéro, Jon Stewart se moque des éloges exagérées faites par plusieurs membres du cabinet en faveur du président. En évoquant Doug Burgum (secrétaire de l’Intérieur), Kristi Noem (secrétaire à la sécurité intérieure) et Marco Rubio (secrétaire d’État), il souligne que ces louanges rappellent celles adressées par ceux qui craignent réellement le pouvoir.
« Les OGS (Oligarques Genre Services), les vrais autocrates extraient quelque chose de beaucoup plus étrange et humiliant, le rire inconfortable forcé », déclare-t-il avant d’illustrer son propos avec une vidéo montrant des rires forcés au sein du cabinet.
Conclusion critique sur l’autoritarisme
Jon Stewart résume ainsi sa pensée : « Donc Trump a tout, en ce qui concerne l’autoritaire : les regards, l’attitude, la dissidence implacable – tous les ingrédients pour être un autoritaire de haut niveau ». Toutefois, il nuance sa déclaration en affirmant que malgré ces traits inquiétants chez Trump, il n’a pas encore démontré « la compétence impitoyable » caractéristique d’un véritable dictateur ou autocrate.
Ce discours soulève donc des questions essentielles concernant la direction politique actuelle aux États-Unis et laisse entrevoir une montée préoccupante d’un sentiment anti-démocratique parmi certaines figures au pouvoir.