Une joueuse de tennis critique certaines compagnes de joueurs

L’Australienne Daria Saville dénonce la montée en puissance des WAGS dans le tennis

Daria Saville, 31 ans et ancienne joueuse parmi les vingt meilleures du monde, s’inquiète de l’influence grandissante des « WAGS » dans le milieu du tennis. Dans une vidéo récente, elle exprime son agacement face aux contrats publicitaires qui privilégient ces jeunes femmes par rapport aux athlètes féminines qui peinent à obtenir la même visibilité. La disparité entre les revenus des joueuses et ceux des influenceuses représente un véritable enjeu pour l’égalité dans le sport.

Une joueuse de tennis critique certaines compagnes de joueurs

Daria Saville s’élève contre les inégalités liées aux WAGS

Dans une intervention sur TikTok, Daria Saville a déploré que les marques choisissent souvent les WAGS, ou compagnes de sportifs, plutôt que les joueuses elles-mêmes pour leurs campagnes publicitaires. L’ancienne top 20 mondiale estime que cette situation est « absurde » et se demande pourquoi « les marques préfèrent faire appel à ces influenceuses pendant des Grands Chelems alors qu’elles devraient valoriser le travail acharné des athlètes ». Selon elle, cela contribue à créer une image biaisée du tennis.

Les stars émergentes : Morgan Riddle et ses semblables

Morgan Riddle est sans doute l’une des figures emblématiques de ce phénomène croissant. Petite amie du joueur américain Taylor Fritz, elle a été mise en lumière par Vogue et reconnue comme la « femme la plus connue du tennis masculin ». Selon Riddle, historiquement, celles qui accompagnaient les joueurs étaient discrètes et ne bénéficiaient d’aucune reconnaissance publique.

« Historiquement, les épouses ou compagnes du circuit étaient très discrètes… Je ne sais pas si c’est vrai, mais j’ai entendu dire qu’il y avait une clique d’épouses plus âgées sur le circuit qui se moquaient de moi quand j’ai commencé à publier sur TikTok », raconte-t-elle lors d’un podcast.

Aujourd’hui populaire grâce aux réseaux sociaux, Morgan Riddle entretient sa notoriété avec diverses collaborations prestigieuses telles que celle avec Wimbledon, l’US Open et plusieurs grandes marques comme Grey Goose et Wilson.

Une différence alarmante dans la rémunération

Les contrats lucratifs signés par certaines WAGS jettent une lumière saisissante sur l’écart salarial existant entre elles et leurs homologues athlétiques. Un rapport évoque qu’elles peuvent gagner entre 1 million et 3 millions de dollars par an uniquement grâce à leurs partenariats commerciaux. Par contraste, Daria Saville a accumulé environ 6 millions de dollars de gains en prize money depuis le début de sa carrière professionnelle en 2012.

Un autre témoignage poignant vient d’Eva Lys, ancienne joueuse classée au numéro 70 mondial : « C’est tellement dur si vous n’êtes pas une joueuse du Top 10 » réagissant ainsi à la vidéo où Saville met en avant son indignation envers cette réalité économique déséquilibrée dans le secteur sportif féminin.

Ces témoignages révèlent un malaise croissant contre l’image sexy prisée par certains sponsors au détriment des performances sportives réelles mises en avant chez chaque compétitrice.

Cette situation soulève donc une question importante concernant la manière dont sont valorisées aujourd’hui non seulement nos athlètes féminines mais aussi leur travail acharné sur court tout au long de leur carrière. Des voix comme celle de Daria Saville rappellent ainsi combien il reste encore beaucoup à faire pour atteindre une véritable égalité dans le monde sportif contemporain.

Journaliste spécialisé dans l’actualité, je combine dix ans d’expérience en rédaction avec une curiosité constante pour la société et l’innovation. Marié et passionné de randonnée, j’aime partager une information claire, fiable et accessible à tous.