Un incident survenu lors d’une interview pour le film « Après la chasse » a mis en lumière des tensions autour des mouvements MeToo et Black Lives Matter. Ayo Edebiri, l’une des actrices principales, a été étonnamment exclue d’une question posée par la journaliste italienne Federica Polidoro.

- Une interview sur le film « Après la chasse » a suscité des tensions autour de #MeToo et #BLM.
- Ayo Edebiri a rappelé que le travail pour ces mouvements n’était pas terminé face à une question polémique.
- Federica Polidoro a défendu sa démarche sans présenter ses excuses, dénonçant des attaques personnelles.
- Le film reçoit un accueil mitigé avec 51 % sur Rotten Tomatoes, soulevant des débats sociopolitiques.
Une question polémique
Le film réalisé par Luca Guadagnino, qui met également en vedette Julia Roberts et Andrew Garfield, aborde les conséquences d’allégations d’agression sexuelle sur un campus universitaire. Lors d’un junket de presse, Polidoro interrogea le trio sur ce qui avait été perdu dans l’ère politiquement correcte post-Movement #MeToo et #BLM. Ses questions ont rapidement été perçues comme problématiques. Julia Roberts sembla confuse face à la question initiale : « Avec vos lunettes de soleil, je ne peux pas dire à laquelle vous parlez. » Après clarification que la question était destinée à Garfield et Roberts, les trois acteurs manifestèrent un certain inconfort.
La réaction d’Ayo Edebiri
Ayo Edebiri prit ensuite la parole pour rappeler que le travail entrepris par ces mouvements n’était pas terminé. Elle a déclaré : « Je sais que ce n’est pas pour moi… Les hashtags pourraient ne pas être utilisés autant, mais je pense qu’il y a du travail fait par des militants. Ce n’est pas fini, c’est vraiment actif pour une raison parce que ce monde est vraiment chargé. » Andrew Garfield soutint également son coéquipier en affirmant : « Les deux mouvements sont toujours absolument vivants. »
Réaction de Federica Polidoro
Suite aux critiques suscitées par son intervention, Polidoro se rendit sur Instagram pour expliquer sa position sans présenter ses excuses. Elle fit état de sa déception concernant les réactions négatives vis-à-vis de sa question : « Après une interview, j’ai été soumise à des insultes et des attaques personnelles… Je trouve que ceux qui m’accusent injustement de racisme… cherchent à museler le journalisme. » Elle poursuivit en insistant sur son expérience professionnelle au sein d’un milieu diversifié : « Dans mon travail, j’ai interviewé des gens de tous les antécédents et de l’origine ethnique. » Polidoro conclut avec une mise en garde contre ceux qui œuvrent selon elle à limiter la liberté d’expression : « Le droit de rechercher une protection juridique contre ceux qui… m’insultent. »
Réception critique du film
Concernant le film lui-même, les critiques sont partagées avec un score actuel de 51% sur Rotten Tomatoes. Cet échange soulève donc des questions importantes non seulement concernant l’interview journalistique mais également sur les implications sociopolitiques entourant ces discussions fondamentales dans l’industrie cinématographique actuelle.