Le juge interrompt l'avocat lors du procès après avoir remarqué un détail insolite dans une vidéo

Un tribunal new-yorkais fait face à l’utilisation de l’intelligence artificielle dans une affaire judiciaire

  • Un tribunal new-yorkais utilise l'intelligence artificielle dans une affaire judiciaire.
  • Le 26 mars, Jerome Dewald a tenté d'utiliser une vidéo générée par l'IA pour plaider son cas.
  • Les juges ont interrompu Dewald car il apparaissait sans avocat et utilisait un avatar généré.
  • L'utilisation de l'IA en justice soulève des préoccupations sur ses implications juridiques et éthiques.

Le juge interrompt l’avocat lors du procès après avoir remarqué un détail insolite dans une vidéo

Le 26 mars, Jerome Dewald, un homme de 74 ans, a tenté d’utiliser une vidéo générée par l’intelligence artificielle pour plaider son cas devant la Division d’appel de la Cour suprême de New York. La tentative a suscité des critiques et des inquiétudes parmi les juges présents. Bien que Dewald ait demandé la permission d’utiliser cette technologie, le panel de cinq juges a rapidement mis fin à sa présentation.

Dewald apparaît sans avocat

Dewald est apparu sans avocat lors de l’audience. Il avait élaboré une vidéo préenregistrée et pensait qu’elle pourrait servir comme son représentant juridique. « Cela peut plaire au tribunal, je viens ici aujourd’hui un humble », pouvait-on entendre dans la vidéo. La juge Sallie Manzanet-Daniels s’est alors inquiétée quant à la légitimité du « avocat » qui apparaissait dans cette vidéo, en demandant si c’était bien « l’avocat de l’affaire ». Dewald répondit simplement : « Je l’ai généré. »

Dewald explique son choix

Dewald a expliqué avoir contacté une entreprise technologique basée à San Francisco pour créer cet avatar qui devait représenter ses intérêts judiciaires. Initialement conçu pour lui ressembler davantage, il a finalement opté pour un avatar génératif en raison des contraintes liées à son procès. Il observa que le tribunal était très troublé par sa démarche : « Le tribunal était vraiment bouleversé à ce sujet… Ils m’ont plutôt bien mâché », expliqua-t-il.

Précédents utilisations de l’IA en justice

Ce n’est pas la première fois que l’intelligence artificielle est utilisée dans un contexte judiciaire aux États-Unis. En 2022, deux avocats avaient été condamnés chacun à une amende de 5 000 dollars après avoir soumis involontairement un faux dossier basé sur des résultats fournis par ChatGPT.

Implications juridiques et éthiques

L’épisode soulève également des préoccupations plus larges sur les implications juridiques et éthiques de l’utilisation croissante de ces technologies dans nos vies quotidiennes. Alors qu’un ancien avocat du président Donald Trump s’est excusé suite aux erreurs causées par une IA capable d’« hallucinations », beaucoup se demandent jusqu’où ces outils peuvent être intégrés sans conséquence négative pour le système judiciaire.

Il apparaît donc crucial d’explorer comment ces innovations pourraient modifier notre compréhension du droit et des pratiques juridiques tout en garantissant leur fiabilité et leur adéquation.

Journaliste print et web, spécialisé dans l’actualité high-tech, je m’intéresse autant aux grandes révolutions numériques qu’aux petites inventions qui facilitent la vie. Curieux et passionné de photographie, je partage un regard à la fois accessible et enthousiaste sur la technologie.