La juge Nathalie Turquey, célèbre pour son efficacité, enquête sur Cantat, Grêlé, Cold case

L’élucidation de l’affaire du Grêlé

Le 29 septembre 2021, la juge d’instruction parisienne Nathalie Turquey a identifié François Vérove, le tueur en série connu sous le nom de Le Grêlé. Ce dernier était responsable de trois meurtres et cinq viols commis entre 1986 et 1994. Son identité a été révélée juste avant qu’il ne se suicide, échappant ainsi à une arrestation prévue. Ses victimes incluent des cas tragiques comme celui de la jeune Cécile Bloch, assassinée à l’âge de 11 ans dans les sous-sols de son immeuble.

Un lien personnel

Pour Nathalie Turquey, cette affaire revêt une grande importance personnelle ; sa fille partageait un âge similaire avec Cécile Bloch au moment des faits. Selon un proche, « c’est peut-être aussi pour ça qu’elle avait ce lien avec cette affaire ».

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Une conviction enracinée dans la justice

Nathalie Turquey a été influencée par son héritage familial lié au monde judiciaire. Diplômée de Sciences-Po et sortie quatrième parmi les auditeurs lors de sa promotion à l’école nationale de la magistrature (ENM) en 1992, elle affirme avoir été inspirée par le film « Le juge », traitant d’un magistrat abattu pour avoir combattu les parrains du trafic de drogue.

Sa carrière débute comme juge d’instance dans l’Oise avant d’évoluer vers des postes plus complexes dans des environnements difficiles tels que Bobigny (Seine-Saint-Denis).

Approche discrète mais efficace

On décrit Nathalie Turquey comme étant autoritaire mais dotée d’une grande honnêteté intellectuelle. En effet, elle préfère garder un profil bas ; pourtant, son implication dans des affaires médiatisées telles que celle contre Bertrand Cantat lui ont valu reconnaissance et respect parmi ses pairs.

Caroline Gontran, collègue juges, la dépeint comme « modèle de discrétion », affirmant qu’elle incarne rigueur et sobriété.

Des investigations minutieuses

Dans sa traque du Grêlé, Nathalie Turquey n’hésite pas à revenir sur des pistes autrement laissées aux oubliettes par ses prédécesseurs. Elle met en lumière certains éléments suspects oubliés ou négligés auparavant. Cette persistance paye puisque, selon Frédéric Péchenard, ancien patron des brigades criminelles parisiennes : « C’est elle qui a porté l’estocade ».

Sa méthode consiste notamment à consulter d’anciens documents tels que les bottins pour retrouver des témoins potentiels ou relancer leurs mémoires plusieurs années après les faits.

Départ vers la cour d’appel

La décision de quitter le pôle cold case de Nanterre pour la cour d’appel de Versailles est motivée par des désaccords avec certains collègues concernant leur manière institutionnelle.

Décrite par certains proches comme victime de « maltraitance » institutionnelle relative aux conditions matérielles dégradantes travaillant au sein du pôle cold case, ce départ est perçu comme un véritable gâchis tant on reconnaît ses compétences souhaitables ailleurs.

« Pour moi, c’est la meilleure juge d’instruction ! Sans elle et sa ténacité, beaucoup se seraient également retrouvés enfermés dans nos dossiers sans avenir, » affirme un proche.

La solution définitive, mêlant curiosité intellectuelle et invitation envers de nouveaux outils numériques, sera occupée dorénavant par cet esprit organisé en quête perpétuelle de justice. Un cheminement rendu complexe alors que tous apparentements méritants ne sont ni visibles ni reconnus.

Journaliste spécialisé dans l’actualité, je combine dix ans d’expérience en rédaction avec une curiosité constante pour la société et l’innovation. Marié et passionné de randonnée, j’aime partager une information claire, fiable et accessible à tous.