Chapô
Le film « Karate Kid : Legends », une nouvelle aventure de la célèbre franchise, rassemble des personnages emblématiques tels que Jackie Chan et Ralph Macchio. Alors qu’il s’inscrit dans la continuité des précédents films, il peine à séduire les critiques qui expriment leur déception face à un scénario jugé trop convenu.
Une remise en question du grand classique
« L’équilibre est essentiel. Balance bien, karaté bien. Tout bien. Balance mal, mieux vaut faire ses valises, rentrer à la maison », rappelle le personnage emblématique de M. Miyagi dans l’univers de Karate Kid. Ce sage conseil fait écho aux défis rencontrés par « Karate Kid : Legends », le dernier film de la saga.

Réalisé par Jonathan Entwistle et coécrit par Rob Lieber, ce sixième opus se positionne comme un croisement entre la franchise originale des années 1980 menée par Ralph Macchio et le remake de 2010 avec Jackie Chan dans le rôle d’un mentor martial. Cette fois-ci, l’histoire suit Li Fong (interprété par Ben Wang), un adolescent américain d’origine chinoise formé à cet art sous l’égide du maître Han (Chan) et du sensei LaRusso (Macchio).
Critiques mitigées
Columbia Pictures a publié les premières critiques sur le film mercredi dernier, révélant que celui-ci reçoit une note peu flatteuse de 55% sur Rotten Tomatoes au moment où nous écrivons ces lignes. Cela reste inférieur au score respectable de 67% pour « The Karate Kid » (2010), mais supérieur aux notes désastreuses obtenues par « Karate Kid II » (48%) et « Karate Kid III » (15%). Le film original de 1984 demeure le mieux noté avec 86%.
Les réactions sévères des critiques mettent en lumière les limites du film :
- Selon Screencrush, « Karate Kid : Legends » est une réinvention qui remanie exactement ce même complot pour la troisième fois.
- Pour Variety, le récit est décrit comme si simple, si non ironique.
- Le Hollywood Reporter dit qu’il faut faire inconsciemment référence aux récits antérieurs sans apporter d’originalité.
- Thewrap évoque également son manque d’émotion malgré une intention louable envers une nouvelle génération.
Un retour symbolique
Dans l’histoire proposée, Li tente de naviguer entre sa nouvelle vie scolaire tout en faisant face à un rival local redoutable. Ce jeu entre les générations réussit peut-être quelques moments drôles lors des interactions entre LaRusso et Han pendant leurs séances d’entraînement.
Le film sortira finalement en salles le 30 mai, entouré d’une certaine nostalgie mais aussi d’un scepticisme quant à sa capacité à marquer vraiment cette nouvelle époque cinématographique.
Ce retour au cinéma risque de soulever davantage de questions quant à l’avenir des franchises emblématiques alors que Hollywood continue son exploration perpétuelle auprès des classiques revisités ou relancés pour capter l’attention des jeunes spectateurs modernes tout en défiant eux-mêmes les attentes établies depuis plusieurs décennies.