Klarna, la fintech suédoise, annoncera son introduction en bourse le mois prochain. Avant cet événement, l’entreprise impose un retour au bureau obligatoire pour ses employés de plusieurs villes européennes. Ce changement de politique fait suite à une perte de talents au profit d’autres sociétés qui préfèrent le travail en présentiel.
- Klarna impose un retour au bureau à partir du 29 septembre pour lutter contre la perte de talents.
- La politique vise à renforcer la collaboration en personne, essentielle selon l'entreprise.
- Des résistances internes avaient déjà freiné une première tentative de retour total au bureau.
- L'entreprise prévoit de lever jusqu’à 1,72 milliard de dollars lors de son IPO prochaine.

Retour au bureau obligatoire
Dès le 29 septembre, les employés basés à Stockholm, Berlin, Varsovie et Nykøbing devront travailler depuis le bureau trois jours par semaine. Cette décision fait partie d’une nouvelle politique élaborée suite à la reconnaissance que l’entreprise perdait des talents face à des concurrents privilégiant la collaboration en personne. Mikaela Mijatovic, directrice des personnes et des ressources humaines chez Klarna, a déclaré dans un message interne sur Slack : « Dans le même temps, nous avons vu certains de nos meilleurs talents laisser pour les entreprises où la collaboration en personne est un élément fondamental du travail quotidien ».
Elle considère cette situation comme un signal important soutenant la nécessité d’évoluer afin que les employés puissent « prospérer et grandir ensemble ». L’annonce de Klarna s’inscrit dans une tendance plus large observée parmi les grandes entreprises technologiques et startups qui révèlent leurs plans de retour au bureau. Par exemple, Amazon a également mis fin aux politiques de télétravail depuis début 2023.
Politique RTO revisitée
Auparavant, Klarna avait déjà expérimenté une semaine d’ouverture des bureaux à Stockholm au printemps dernier. Les retours ont été positifs quant à l’expérience collaborative entre collègues. Cependant, une précédente tentative d’imposer une politique similaire avait suscité des résistances internes.
Un document concernant ce projet aurait été partagé sur Slack après qu’un employé l’ait découvert sur l’intranet de l’entreprise. La direction avait alors minimisé ce projet initialement présenté par Camilla Giesecke, chef de l’exploitation : « c’était juste un projet » et il ne devait pas être considéré comme définitif. Selon plusieurs employés ayant exprimé leur avis lors discussions internes sur Slack, certains considéraient que cette future mise en œuvre pourrait être « désastreuse » puisqu’elle toucherait personnellement ceux dont les contrats avaient été signés avec des conditions flexibles durant ou après la pandémie.
État actuel et perspectives
Anciennement évaluée à 45,6 milliards de dollars en 2021 avant une chute drastique vers 6,7 milliards en 2022 liée aux turbulences du marché pour les startups fintechs, Klarna espère lever jusqu’à 1,72 milliard de dollars lors de son introduction prévue prochainement à Wall Street. L’ensemble du secteur suivra assurément attentivement ce moment clé pour évaluer comment ces changements affecteront l’entreprise ainsi que le climat général autour du travail post-pandémique dans le secteur technologique.