Sebastian Siemiatkowski, PDG de Klarna, a exprimé des inquiétudes quant à l’impact potentiel de l’intelligence artificielle (IA) sur le marché du travail et la possibilité d’une récession. Au cours d’un podcast du Times Tech, il souligne que l’IA pourrait remplacer de nombreux emplois en col blanc, avec des conséquences économiques significatives.
- Sebastian Siemiatkowski, PDG de Klarna, craint une récession due à l'IA supplantant les emplois en col blanc.
- Il note que l'IA remplace 700 agents de service client chez Klarna, réduisant le personnel de 5 500 à 3 000 en deux ans.
- Siemiatkowski a admis avoir trop réduit la main-d'œuvre dans certaines équipes en favorisant l'automatisation.
- D'autres leaders technologiques partagent ces préoccupations, soulignant à la fois les menaces et les opportunités offertes par l'IA.

Une menace pour les emplois
Sebastian Siemiatkowski a déclaré : « Il y aurait une implication pour les emplois en col blanc », précisant que cela donnerait généralement lieu à « au moins une récession à court terme ». Il affirme ne pas voir comment cette situation peut être évitée compte tenu des avancées technologiques actuelles.
La société Klarna a noté que son assistant AI remplace actuellement le travail de 700 agents de service client à temps plein. Ce besoin croissant d’automatisation s’est accompagné d’une réduction notable du personnel chez Klarna, qui est passé d’environ 5 500 employés à 3 000 en deux ans.
Une vision contrastée sur l’avenir du travail
En février 2024, Klarna vantait déjà les mérites de son système propulsé par OpenAI. Plus tard dans l’année, Siemiatkowski avait insinué que l’IA pouvait optimiser ou remplacer presque tous les rôles humains et avait même mis en place un gel des recrutements depuis 2023 alors qu’il réfléchissait à une restructuration vers davantage d’automatisation. Cependant, ses commentaires ont évolué : lors d’un événement au siège de Stockholm en mai dernier, il a admis que ses efforts liés à la technologie avaient trop réduit la main-d’œuvre dans certaines équipes, suggérant désormais un retour aux recrutements.
Dans cet élan de réflexion sur l’avenir du travail humain face à ces technologies émergentes, Siemiatkowski a souligné sa volonté d’être transparent : « Je veux être honnête… pour que la société puisse commencer à prendre des préparatifs ».
L’avertissement partagé par d’autres leaders
D’autres figures majeures dans le secteur technologique partagent également ces préoccupations. Dario Amodei, PDG d’Anthropic, estime que l’IA pourrait rendre obsolètes 50% des emplois en col blanc entrant durant les cinq prochaines années et insiste sur la responsabilité éthique des développeurs vis-à-vis de ces changements.
Mike Krieger, directeur produit chez Anthropic, aborde un aspect positif ; il évoque qu’avec cette transformation viendront aussi des opportunités pour réaliser un travail plus satisfaisant et peut-être mieux aligné avec les besoins humains.
Ce débat autour de l’automatisation met donc en lumière non seulement une menace potentielle mais également la nécessité pour entreprises et travailleurs de se préparer aux réalités mutantes du marché du travail moderne.