Lakshmi a enduré l'horreur d'être brûlée vive par son mari en raison de sa couleur de peau

Ce week-end, un tribunal indien a condamné Kishandas à la peine de mort pour le meurtre brutal de sa femme, Lakshmi, qu’il a brûlée vive en 2017. La victime avait auparavant dénoncé les moqueries incessantes de son mari sur la couleur de sa peau. Ce procès suscite des réflexions sur le colorisme dans la société indienne.

Lakshmi a enduré l’horreur d’être brûlée vive par son mari en raison de sa couleur de peau

Le crime choquant et ses circonstances

Le 24 juin 2017, Kishandas a apporté une bouteille contenant un liquide brun qu’il prétendait pouvoir éclaircir la peau de Lakshmi. Après lui avoir appliqué ce produit sur le corps, il aurait utilisé un bâton d’encens avant de verser le reste du liquide inflammable sur elle. Alors que son corps s’enflammait, il se serait enfui laissant Lakshmi gravement blessée.

Ses parents et sa sœur ont rapidement réagi pour l’emmener à l’hôpital où elle est malheureusement décédée des suites de ses blessures.

Le juge Rahul Choudhary a décrit cette affaire comme « un crime contre l’humanité », affirmant que « ce crime brutal et déchirant n’a pas été commis uniquement contre Lakshmi ». Il a souligné la trahison de confiance et la cruauté excessive dont fait preuve Kishandas.

L’accusation et les réactions judiciaires

Au cours du procès, il a été révélé que Lakshmi, âgée d’une vingtaine d’années au moment des faits, devait faire face régulièrement aux moqueries racistes de son mari qui l’appelait « kali » (peau foncée). Son avocat, Surendra Kumar Menariya, continue d’affirmer que son client est innocent, insinuant qu’il s’agissait d’un accident sans preuves solides contre lui.

Le procureur Dinesh Paliwal qualifie cette condamnation d’« historique », espérant qu’elle agira comme une « leçon pour les autres membres de la société ».

Il a exprimé : « Une jeune femme d’une vingtaine d’années a été brutalement assassinée. Si nous ne sauvons pas nos filles, qui le fera ? »

Désormais, la défense dispose d’un délai de 30 jours pour faire appel.

Cette affaire met en lumière les questionnements autour du colorisme en Inde ainsi que sur les violences faites aux femmes dans une société encore marquée par des discriminations profondément enracinées.

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