C’est l’une des révélations majeures du cinéma français cette année. Le film « Little Jaffna », premier travail significatif sur la communauté tamoule à Paris, est porté par le talent de l’acteur et réalisateur Lawrence Valin. Ce projet cinématographique, qui met en avant un concile d’identités et d’histoires peu médiatisées, a nécessité un investissement considérable tant personnel que financier.
Un parcours inspirant
Né de parents tamouls et passionné par le cinéma, Lawrence Valin a dû surmonter de nombreux obstacles liés à son origine. Après avoir travaillé comme caissier au UGC Cité Ciné Les Halles, il s’est illustré en tant qu’acteur dans des films tels que « Le Beau Monde » de Julie Lopez Curval et « Lola Pater » de Nadir Moknèche. Sa détermination l’a conduit à réaliser plusieurs courts métrages avant d’aboutir à son long-métrage, également intitulé « Little Jaffna ». « Bizarrement, cela a été plus dur de s’imposer avant. J’ai mis toute mon énergie pour écrire un scénario solide, mais une fois que cela a été convaincant, le film a été facile à produire », confie Valin.

Mettre en lumière des voix méconnues
« Little Jaffna » vise également à éclairer la condition des Tamouls vivant en France tout en abordant la répression sanglante du mouvement séparatiste des Tigres de libération de l’Eelam Tamoul au Sri Lanka. Lawrence Valin explique : « La première génération des immigrés tamouls voulait passer inaperçue. Je suis de la deuxième génération qui a envie de crier haut et fort qu’on est là.» Le film reflète ce besoin pressant d’affirmer une identité parmi celle qui se sentait traditionnellement marginalisée.
Réception critique élogieuse
Lors du Festival du film policier de Reims où le film a remporté les prix du jury ainsi que ceux du public, Valin affirmait lors d’une intervention marquante : « J’avais envie que ça déborde dans tous les sens, comme un bonbon qui explose en bouche. Peu importe l’ampleur future ni les défis rencontrés, Lawrence Valin véhicule avec ferveur son désir évident : celui d’emporter non seulement ses spectateurs dans cet univers fascinant mais aussi leur faire vivre quelque chose hors du commun au-delà simplement regarder un film.