Dans un entretien avec « L’Équipe », Léon Marchand évoque son parcours remarquable depuis les Jeux Olympiques de Paris où il a remporté cinq médailles, dont quatre en or. À seulement 22 ans, le nageur fait face à une renommée grandissante, des blessures et sa quête d’équilibre personnel.
Une tempête médiatique
Après son triomphe aux Jeux Olympiques, Léon Marchand décrit la période post-événement comme un « sacré remue-ménage ». Le jeune sportif se dit avoir vécu une « tempête médiatique, populaire… C’était vraiment énorme pour un adolescent de 22 ans », tout en profitant pleinement de ce moment exceptionnel. Reconnu dans la rue pour ses exploits, il déclare que cela crée des interactions fréquentes avec ses fans. Cependant, hors d’Austin où il s’entraîne, il reste souvent anonyme.

Des vacances puis des compétitions intenses
Loin de se reposer sur ses lauriers, Marchand s’est accordé six semaines de vacances avant d’entamer le circuit mondial. Ses trois semaines rémunérées l’ont conduit à travers plusieurs pays tels que la Chine, la Corée et Singapour, expérience qu’il a partagée avec son petit frère.
Un corps épuisé
Malgré ses aspirations élevées pour les Mondiaux, il reconnaît avoir été physiquement éteint : « J’étais vidé. Plus aucune énergie. La Coupe du monde était arrivée trop rapidement ». Il lui a fallu faire face à une fatigue tant physique que mentale qui l’a affecté lors des campagnes suivantes.
Enjeux physiques et voyage en Australie
En décembre dernier, une blessure à l’épaule l’a contraint à renoncer aux Mondiaux en petit bassin en Hongrie. C’est alors qu’il envisage un séjour en Australie entre janvier et mars. Ce voyage représente pour lui une opportunité personnelle importante : « Juste pour voir […] c’est le surf, le soleil… ». Accompagné par Thomas Ceccon et Alberto Razzetti durant son séjour d’entraînement auprès du coach Dean Boxall, connu pour sa méthode innovante similaire au travail de Philippe Lucas.
Retrouver sa passion
Absorbé par les attentes collectives autour de sa personne durant cette phase difficile psychologiquement et physiquement fatigante, il reconnait avoir vu « La flamme de mon sport avait un peu faibli ». Cependant, ce périple australien lui offre une ressourcement essentiel : entre yoga et surf sur les côtes australiennes. Cette qualité d’expérience est malgré tout entachée par une fracture due au surmenage qui interrompit temporairement son entraînement.
Vers Los Angeles 2028
De retour au Texas sous l’œil bienveillant de son entraîneur Bob Bowman, Léon Marchand aborde déjà ces nouveaux objectifs sportifs vers les Jeux Olympiques d’été 2028 à Los Angeles avec enthousiasme : « Je me sens bien. J’ai envie de nager. » Il semble déterminé à écrire un nouveau chapitre après cet immense épisode parisien.
L’atmosphère entourant Léon Marchand révèle ainsi non seulement le poids du succès mais également la lutte constante qu’implique être sous le feu des projecteurs dans un domaine aussi exigeant que celui de la natation professionnelle.