Lucy Dacus, dans une récente interview, parle de sa relation avec Julien Baker et de la pression médiatique qu’elle ressent en tant qu’artiste queer. Elle aborde également les enjeux de sécurité auxquels sont confrontés les membres de la communauté LGBTQ+.
- Lucy Dacus parle de sa relation avec Julien Baker dans une interview.
- Elle évite de lire les avis sur leur relation pour se protéger.
- Elle reconnaît que sa musique est souvent perçue comme très personnelle.
- Elle s'inquiète pour la sécurité de la communauté LGBTQ+.

Une relation protégée des regards indiscrets
Lucy Dacus a révélé ses instincts protecteurs vis-à-vis de son partenariat avec Julien Baker dans une interview accordée au New Yorker plus tôt cette année. Elle s’efforce de préserver leur relation des dangers potentiels liés aux interactions parasociales et admet que cela implique d’éviter de plonger dans les commentaires sur leurs vies privées.
« Oh, à cause de moi et de Julien d’être ensemble ? » a-t-elle déclaré lorsqu’on lui a demandé si elle avait ressenti une forte réaction du public à l’annonce de leur couple. « J’essaie de ne pas regarder. »
Les amis lui partagent principalement des contenus humoristiques liés aux réactions des fans, ce qui lui donne un certain réconfort : « C’est une chose heureuse – et Julien est très pro, en faisant savoir aux gens. »
La musique comme miroir personnel
Dacus reconnaît que sa musique, notamment son nouvel album Forever, est souvent perçue sous un angle personnel par les auditeurs. Cela la rend mal à l’aise face à la façon dont les fans peuvent traiter sa vie personnelle comme un « univers Marvel ». Elle déclare : « Certaines parties de mon histoire que je garde pour moi-même, mais c’est l’histoire qui définit ma vie. Alors qu’est-ce que je vais faire ? »
Pour se protéger du stress lié au regard public continu sur sa vie personnelle, Dacus évite activement les réseaux sociaux. En mars dernier, elle confiait au New Yorker : « Il ne faut qu’une poignée pour que votre vie se sente comme une chose vraiment facilement menacée. Je me suis pratiquée sans renforcer ce récit ». Ce choix semble viser un sentiment accru de sécurité dans son quotidien.
Un climat sociopolitique troublant
Dacus souligne également le sentiment croissant d’insécurité auquel fait face la communauté LGBTQ+ aujourd’hui. En témoignant sur ses amis trans, elle explique : « Beaucoup d’entre eux se font déjà confisquer leurs passeports ou les ont fait citer non corrigés », illustrant ainsi le climat politique menaçant contre lequel ils doivent lutter.
Elle ajoute : « Cela enhardit vraiment les gens qui sont déjà haineux d’être plus vocaux à ce sujet », mettant en lumière la complexité et le danger liés à leur visibilité quotidienne.
Dans la continuité de cet engagement envers sa communauté, en janvier dernier, Lucy Dacus avait promis 10 000 $ en dons pour soutenir des campagnes GoFundMe visant à financer des chirurgies transgenres. Elle remarque avec conviction que « le gouvernement ne sera jamais la source de notre validation ou de notre protection ; nous devons le faire nous-mêmes ».
La position prise par Dacus rappelle combien il est essentiel pour les artistes queer d’agir pour leur propre protection tout en naviguant entre succès créatif et défis personnels dans un monde complexe.