Lors d’un sketch de Saturday Night Live, Donald Trump a fait une comparaison audacieuse entre sa gestion économique et la résurrection de Jésus. Ce monologue satirique, à la fois drôle et provocateur, aborde ses politiques tarifaires tout en évoquant les perturbations du marché boursier.
Une comparaison audacieuse
Dans un numéro diffusé avant les vacances de Pâques, Donald Trump, interprété par James Austin Johnson, s’est introduit sur scène avec une affirmation surprenante : il se compare à Jésus. Il a déclaré : « Vous savez, beaucoup de gens m’appellent même le Messie à cause du Mess-i-ah fabriqué à partir de l’économie ».

Trump a ensuite expliqué ce qu’il considère comme les bienfaits de sa politique tarifaire. Selon lui, ses « magnifiques tarifs » étaient si efficaces qu’il a dû y mettre un terme. Rappelant une conversation avec le premier ministre canadien, il s’est souvenu que celui-ci l’avait averti que ses décisions économiques risquaient d’« renverser l’économie mondiale » et d’unir ses adversaires contre lui. À cela, Trump aurait répondu : « Laissez-moi cuisiner ! », ajoutant plus tard avec humour qu’il avait « gravement brûlé le dîner ».
L’économie comme sujet humoristique
Il est ensuite revenu sur les conséquences économiques en déclarant qu’il y avait eu un « transfert historique de richesse de la classe moyenne à mes copains ». En poursuivant son analogie religieuse, il a ajouté : « C’est vrai, le marché boursier a fait un Jésus. Il est mort. Puis le troisième jour, il a été ressuscité. Ensuite, le quatrième jour, il est mort à nouveau – pour ne jamais revenir, tout comme Jésus ».
Tout au long du sketch, Trump n’a pas hésité à plaisanter sur les pertes des comptes 401(k) des Américains. Il a affirmé : « Jésus-Christ est un nom que nous avons beaucoup dit ces derniers temps. Je ne sais pas où est-il allé ?, mais nous allons résoudre ce problème ».
Concernant les vacances de Pâques elles-mêmes, Trump a exprimé son amusement face aux comportements homophobes associés à cette période festive en disant que c’était « triste ». Il s’est également moqué des personnes qui ne fréquentent l’église que « à Noël et à Pâques », ajoutant : « Pas moi. Je ne vais pas non plus ces jours-là ».
Pour clore son discours loufoque sur la situation économique actuelle des États-Unis et malgré la déclaration selon laquelle le dollar était « mort », il soutient qu’il joue toujours « des échecs en quatre dimensions ».
Ce sketch souligne non seulement son unique style mais aussi sa capacité à mélanger des thèmes sérieux et légers dans une critique sociale audacieuse.