Choc sur la Bourse après le licenciement du chef du Bureau of Labor Statistics par Donald Trump
- Le marché a réagi positivement au licenciement du directeur du BLS, malgré l’incertitude.
- Les investisseurs s’appuient sur des données privées pour évaluer l’économie face à la controverse.
- Des révisions majeures ont révélé des erreurs dans les rapports d’emploi précédents.
- L’avenir dépendra des remplacements et des décisions monétaires à venir.

Donald Trump a provoqué une onde de choc sur les marchés en licenciant Erika Mcentarfer, directrice du Bureau of Labor Statistics (BLS), suite à un rapport d’emploi décevant pour juillet. Malgré cette décision brutale, les actions ont bien démarré leur semaine, notamment avec une hausse significative des indices boursiers.
Un licenciement controversé
Le 1er août 2023, après un rapport d’emploi de juillet révélant une faible performance économique, Donald Trump a pris la décision inattendue de limoger Erika Mcentarfer. Ce coup dur soulève des inquiétudes quant à la fiabilité future des données gouvernementales en matière d’emploi. Les critiques vont grandissant face aux allégations de manipulation par l’administration des chiffres annoncés.
Les marchés réagissent positivement malgré l’incertitude
Pourtant, les marchés ont terminé en hausse ce lundi : le Dow Jones a gagné près de 500 points et le Nasdaq Composite a bondi jusqu’à 2%. Selon Paul Hickey, cofondateur de Bespoke Investment Group, « De toute évidence, le licenciement n’était pas conventionnel. mais à ce stade, il y a tellement de données privées que le marché peut examiner d’autres sources ». Les investisseurs s’appuient sur divers indicateurs privés et publics pour évaluer l’économie.
Des prévisions incertaines sur l’emploi
Alexandar Tomic du Boston College souligne que si les données privées divergent particulièrement des chiffres gouvernementaux, cela pourrait indiquer un problème majeur dans les statistiques officielles. En attendant, il est important pour le marché d’analyser ces différentes indications dans un contexte où la Fed pourrait envisager un assouplissement monétaire suite à ces mauvaises nouvelles.
Révisions majeures anticipées
Les révisions apportées au rapport précédent ont montré que près de 260 000 emplois supplémentaires avaient été ajoutés dans les mois précédents et non signalés initialement. Le conseiller économique Kevin Hassett évoque « des preuves tangibles » concernant ces révisions qui ont soulevé des tempêtes politiques autour des performances économiques reportées récemment.
Défis futurs pour l’administration et ses choix stratégiques
La question demeure maintenant : qui remplacera Mcentarfer ? Sergio Altomare note qu’il faut attendre plus d’informations avant d’évaluer pleinement l’impact potentiel de ce changement au sein du BLS sur les marchés financiers. Dans quelques jours seulement, Trump prévoit de nommer son successeur ainsi qu’un remplaçant pour Adriana Kugler à la Fed.
Ray Dalio partage également ses réflexions concernant cette affaire ; il aurait pris une décision similaire en raison de ce qu’il décrit comme des méthodes obsolètes au sein du BLS « sujettes aux erreurs », tout en se disant préoccupé par la qualité actuelle des estimations économiques proposées par l’agence.
Le climat économique continue donc à se complexifier alors que tous attendent désormais plus d’éclaircissements et les futures orientations monétaires qui pourraient influencer encore davantage les investissements américains.