Les tensions commerciales provoquent une chute des actions américaines et un recul du dollar.
Les marchés boursiers américains ont connu une baisse notable vendredi, alors que les investisseurs digèrent les dernières menaces tarifaires du président Donald Trump, visant notamment Apple et l’Union européenne. Cette situation a également entraîné une baisse de l’indice en dollars.

À 15h10 à New York, les principaux indices affichent les résultats suivants :
- S&P 500 : 5 823,23, en baisse de 0,32%
- Moyenne industrielle Dow Jones : 41 760,78, en baisse de 0,26% (-108,09 points)
- Nasdaq Composite : 18 817,55, en baisse de 0,58%
Trump a déclaré dans une publication sur Truth Social que si Apple n’assurait pas la fabrication d’iPhones aux États-Unis « pas en Inde ou n’importe où d’autre », elle serait soumise à un tarif de 25%. Cette annonce a provoqué une chute des actions d’Apple qui ont perdu jusqu’à 4%, atteignant 193,46 €.
Le président a par ailleurs suggéré qu’il recommanderait un tarif de 50% sur les importations en provenance de l’Union européenne à partir du 1er juin, affirmant que « l’Union européenne [.] a été très difficile à gérer ».
Cette situation ravive les craintes liées aux tensions commerciales
Les inquiétudes concernant le déficit budgétaire américain ont aggravé la situation pendant la semaine. En parallèle, le rendement des obligations gouvernementales était stable avec celui du Trésor à dix ans chutant légèrement pour atteindre 4,50%, tandis que celui des obligations à trente ans se situait autour de 5,03%.
Le marché va vraiment commencer à se concentrer sur les tarifs
Ce délai devrait prendre fin le 9 juillet.
Des commentaires d’un haut responsable de la Réserve fédérale ont également attiré l’attention des marchés
Christopher Waller prévoit qu’une réduction significative des tarifs pourrait améliorer considérablement le climat économique pour la seconde moitié de l’année : « Si nous pouvons faire baisser les tarifs près des 10%, puis tout est scellé. Nous sommes en bonne position pour déménager avec des réductions au cours de la seconde moitié ».
Ce contexte soulève une incertitude persistante quant à l’embellie économique future et implique que tant les politiques fiscales internationales que nationales joueront un rôle crucial dans l’évolution prochaine des marchés financiers.