Mon mari et moi n'avons pas la même idée de la " responsabilité financière " : construire une maison nous oblige à composer

Lisa Leslie raconte, dans un témoignage publié par Business Insider, comment elle et son mari, aux approches financières très différentes, ont vendu leur maison pour faire construire une nouvelle demeure dans le Maine. Entre la prudence méthodique de l’une et l’optimisme du second, le projet fait naître des tensions, mais aussi un compromis.

Mon mari et moi n’avons pas la même idée de la » responsabilité financière » : construire une maison nous oblige à composer

Dans les moments de stress financier, Lisa Leslie cherche d’abord à tout chiffrer et à anticiper chaque imprévu. Son mari, lui, voit surtout ce que le projet pourrait devenir et se montre plus enclin à dire : « On trouvera une solution ».

Cette confiance a déjà porté ses fruits. Il avait eu l’intuition de leur première maison, achetée pour moins de 100 000 dollars, qu’ils ont vendue récemment avec un bénéfice correct, après treize ans de travaux. Lisa Leslie reconnaît que certaines des meilleures décisions du couple n’auraient pas eu lieu sans cette audace, même si leurs différences ont parfois créé des frictions.

Vendre la maison et acheter un terrain

Pendant treize ans, la famille a vécu au même endroit. Le mari de Lisa Leslie avait beaucoup déménagé pendant son enfance et souhaitait que ses deux filles disposent d’un foyer stable. Quitter cette maison a été un moment doux-amer, mais l’aînée de ses belles-filles venait d’acheter son propre logement, et la cadette s’apprêtait à partir à l’université.

Plutôt que de racheter une maison à rénover, le couple a choisi un terrain dans le sud du Maine, une région qu’il aime depuis longtemps. La famille de Lisa Leslie y organise chaque année une réunion, qui se déroule une semaine à la plage. Le nouveau terrain, de plus de 2 ½ acres, est bordé de sentiers de randonnée et proche d’une mise à l’eau pour kayaks et paddleboards, l’océan n’étant qu’à une courte route. Le couple espère ainsi profiter de ce cadre sans la foule estivale.

La décision prise, la vente s’est déroulée rapidement. Fin août, l’ancienne maison était presque vide. La cadette est partie pour l’université un mercredi, le reste des affaires a été transporté dans une location un jeudi, et la vente a été officialisée le vendredi suivant.

Chaque devis a son « sauf si »

En septembre, les travaux de la maison de 1 500 pieds carrés ont commencé. Le couple paie actuellement 3 000 dollars par mois pour sa location, auxquels s’ajoute un prêt de construction. Il suit de près un grand nombre de postes, du bois et de la main-d’œuvre à l’excavation, la plomberie, l’électricité, les autorisations et les finitions.

Le mari de Lisa Leslie réalise lui-même l’essentiel du chantier, ce qui rend le projet possible. Sans cela, selon elle, le couple n’aurait probablement pas les moyens de construire aujourd’hui. Cela ne rend pas la période moins stressante. Chaque estimation, dit-elle, comporte une astérisque : « sauf si » les prix du bois augmentent, « sauf si » le tarif d’un entrepreneur change, ou « sauf si » le terrain rencontre du substrat rocheux, dont l’excavation peut être coûteuse. Dans ce cas, le couple pourrait devoir revoir les fondations ou adapter l’ensemble du plan une fois les travaux engagés. Lisa Leslie trouve cette incertitude inconfortable, alors que son mari ne la ressent pas ainsi.

Garder une marge de manœuvre

Le couple a déjà fait des concessions, et d’autres pourraient suivre. Le mari rêvait d’un garage, d’un petit cottage où la famille pourrait séjourner lors de ses visites, de plus d’espace et de finitions plus soignées. Lisa Leslie a insisté sur ce que le budget permettait de faire immédiatement et sur la somme qu’ils souhaitaient garder en épargne.

Après de longues discussions, le couple a choisi de commencer petit. Garage et cottage attendront. Pour l’instant, la maison doit être réussie sans trop tendre le budget. Le mari souhaite toutefois un sous-sol aménagé, que Lisa Leslie a accepté, car il permettrait d’ajouter une troisième chambre plus tard. La différence de coût avec un vide sanitaire n’est pas énorme au départ, mais une rencontre avec le substrat rocheux pourrait faire dépasser le budget de plusieurs milliers, voire de dizaines de milliers de dollars. Si les coûts d’excavation augmentent, le couple pourrait donc renoncer au sous-sol et se contenter d’un vide sanitaire.

Le plan pourrait encore changer une fois le chantier plus avancé.

Passionné de sport et grand fan de la NBA je m’intéresse autant aux grands événements internationaux qu’aux histoires humaines qui se jouent en coulisses. Curieux et amateur de voyages, j’aime transmettre l’énergie et les émotions qui font vibrer le monde du sport.