Marie Portolano se montre détendue après la plainte pour diffamation déposée par Pierre Ménès : « il avait tenté d'inverser les rôles »

Le tribunal judiciaire de Paris a relaxé Marie Portolano et Manuel Carcassonne, directeur général des éditions Stock, dans le procès en diffamation que leur avait intenté Pierre Ménès, selon l’AFP. La décision a été annoncée ce mercredi 4 novembre 2026.

Marie Portolano se montre détendue après la plainte pour diffamation déposée par Pierre Ménès : « il avait tenté d’inverser les rôles »

Accusé par Marie Portolano d’agression sexuelle, Pierre Ménès avait décidé de la poursuivre en diffamation après la publication de son ouvrage « Je suis la femme du plateau », aux éditions Stock, en mars 2024. Dans ce livre, la journaliste raconte qu’en août 2016, sur le plateau du Canal Football Club, le chroniqueur lui avait soulevé la jupe et touché les fesses, hors antenne, mais devant le public. Dans le documentaire « Je ne suis pas une salope, je suis journaliste », diffusé en mars 2021 sur Canal+, elle avait confronté Pierre Ménès, qui avait assuré ne pas se souvenir de l’incident.

Marie Portolano n’avait jamais cité Pierre Ménès par son nom dans son livre. Le chroniqueur estimait toutefois être parfaitement identifiable dans deux passages, qu’il jugeait attentatoires à son honneur et à sa réputation. Le 11 juin 2024, il avait déposé plainte avec constitution de partie civile pour diffamation publique contre la présentatrice des Maternelles et son éditeur, Manuel Carcassonne.

Quel est le contexte de l’affaire ?

Lors de l’audience du 7 septembre, devant la 17e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris, Pierre Ménès n’était pas présent. Il avait pourtant demandé un report pour des raisons médicales, et son avocat était également absent. Pendant près de deux heures, Marie Portolano a maintenu ses accusations et apporté des éléments pour étayer ses déclarations.

Quelles sont les prochaines étapes ?

« Pierre Ménès avait cherché à inverser les rôles, en se présentant comme victime. Il a échoué », a réagi auprès de l’AFP Me Christophe Bigot, avocat de la présentatrice, ajoutant que « maintenant, il y a évidemment une deuxième manche ». Celle-ci aura lieu le 17 novembre à Nanterre, où Pierre Ménès doit comparaître.

Marie Portolano n’a pas porté plainte. Elle a dénoncé une « chasse à l’homme » visant le chroniqueur après les révélations, en insistant sur le fait qu’il n’était pas « coupable » de « l’intégralité du sexisme en France ». Le parquet de Nanterre a tout de même décidé d’ouvrir une enquête sur les faits présentés dans le documentaire et dans le livre.

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