Lors du procès antitrust de Meta, Mark Zuckerberg a évoqué sa tentative d’acquisition ratée de Snapchat en 2013. Cette offre, qui atteignait 6 milliards de dollars, illustre les tensions sur le marché des médias sociaux et soulève des questions sur la stratégie d’acquisitions de la compagnie.
- Mark Zuckerberg a évoqué sa tentative d'achat de Snapchat lors du procès antitrust de Meta.
- Il avait proposé 6 milliards de dollars en 2013, mais l'offre a été rejetée.
- Le procès montre comment Meta cherchait à maintenir sa domination par acquisitions.
- La FTC soutient que les acquisitions de Meta visent à étouffer la concurrence.

Retour sur l’offre échouée à Snapchat
Mark Zuckerberg a fait référence à sa candidature infructueuse pour acquérir Snapchat lors de son témoignage au procès antitrust impliquant Meta, l’entreprise qu’il dirige. L’offensive remonte à plus de dix ans, lorsque Facebook avait proposé d’acheter l’application pour 6 milliards de dollars.
Les détails de l’affaire
Le procès s’est poursuivi ce mardi avec un éclairage particulier sur cette offre non concrétisée. Alors que Meta était encore connue sous le nom de Facebook, Zuckerberg a tenté sans succès d’acheter Snapchat pour 3 milliards de dollars, une information largement relayée en 2013. Dans un e-mail envoyé par Zuckerberg aux dirigeants de Meta, il confiait avoir rencontré le cofondateur et PDG d’Snapchat, Evan Spiegel, qui semblait disposé à envisager l’offre.
Zuckerberg a mentionné dans cet e-mail : « J’ai livré l’offre à Evan et il semblait bien le prendre ». Il croyait que leur potentiel n’était pas assez exploité et ajoutait : « Je pense que si nous les avions achetés, nous aurions accéléré leur croissance », tout en admettant qu’il ne s’agissait là que « d’une spéculation ».
Contexte légal du procès
Ce témoignage survient dans un contexte où la Federal Trade Commission (FTC) présente cet e-mail comme une preuve illustrant comment Meta cherchait à maintenir sa domination par acquisitions plutôt qu’à travers la concurrence. Le gouvernement américain soutient que les acquisitions passées, telles que celles d’Instagram pour 1 milliard de dollars en 2012 et celle de WhatsApp pour 19 milliards deux ans plus tard, étaient des stratégies visant à étouffer toute menace concurrentielle.
Zuckerberg a reconnu que Snapchat demeure « un concurrent significatif », tandis que durant l’audience il précise ses réflexions concernant son potentiel inexploité.
Réactions des parties impliquées
Le comportement anticoncurrentiel peut souvent ralentir et contrecarrer la croissance pour les petites entreprises. ». Elle argumente que la tentative annoncée par Meta d’acheter SNAP et leur stratégie subséquente consistant essentiellement à copier ses fonctionnalités visent précisément à détruire toute forme réelle clé concurrentielle.
Un représentant officiel chez Meta a rétorqué en affirmant : « Ils opèrent dans une concurrence féroce avec nous. cette compétition anime véritablement l’innovation. »
La question centrale soumise au tribunal est autre cependant. La FTC affirme catégoriquement que Meta ne rivalise pas suffisamment avec des applications comme TikTok ou YouTube malgré leur intégration récente des mêmes fonctionnalités.
Perspectives futures
Le procès antitrust se poursuit ce mois-ci et pourrait s’étendre jusqu’à huit semaines. Si le juge rend un verdict favorable paraissant bénéfique aux allégations formulées par la FTC sur le monopole illégal exercé par Meta via ses acquisitions précédentes, cela pourrait potentiellement mener à une obligation pour le géant technologique belge soit céder Instagram ou WhatsApp – mettant ainsi fin à plusieurs années d’accumulation stratégique agressive sur ce secteur dynamique où s’affrontent start-ups innovantes et acteurs dominants du marché.