McDonald's lève le voile sur la véritable nature de Grimace et d'autres personnages emblématiques de sa marque.

Les révélations sur Grimace et l’histoire de McDonald’s

La véritable identité de Grimace, le célèbre personnage de McDonald’s, a été récemment éclaircie grâce aux commentaires d’un directeur canadien. Cette révélation relance également le débat autour des mascottes emblématiques de la chaîne et des controverses qu’elles ont suscitées.

McDonald’s a été fondé en 1940 par les frères Richard et Maurice McDonald à San Bernardino, en Californie. La chaîne devait initialement être un service de restauration au volant, offrant des repas rapides à prix abordables. Cependant, l’homme d’affaires Ray Kroc a vu une opportunité d’expansion qui a propulsé McDonald’s au rang de géant mondial.

McDonald’s lève le voile sur la véritable nature de Grimace et d’autres personnages emblématiques de sa marque

Dans les années 1960, alors que la franchise prospérait, Kroc a décidé d’introduire des mascottes familiales pour promouvoir ses produits. C’est ainsi qu’est apparu Ronald McDonald, suivi d’autres personnages tels que le hamburglar, Birdie the Early Bird et Grimace.

Grimace a été introduit en 1971, sous le nom « Evil Grimace », en tant que membre du groupe McDonaldland. Les fans viennent juste d’apprendre que ce personnage est censé représenter un « bourgeon de goût anthropomorphe ». Brian Bates, directeur de restaurant à Windsor (Canada), précise : « Il est une énorme bourgeonnette, mais une boudeuse gustative néanmoins », soulignant ainsi son rôle dans l’univers coloré de McDonaldland.

Poursuite judiciaire pour plagiat

Malgré le succès initial des mascottes, leur popularité n’a pas empêché les complications juridiques. En effet, il y a eu une controverse notoire impliquant Sid et Marty Krofft, créateurs de l’émission télévisée *HR Pufnstuf*, qui ont poursuivi McDonald’s après avoir constaté des similitudes frappantes entre leurs personnages et ceux commercialisés par la chaîne.

En 1977, la Cour a statué en faveur des Krofft qui ont reçu 50 000 dollars en dommages-intérêts pour violation du droit d’auteur. Les plaignants avaient fait valoir que leur émission avait fortement inspiré les publicités *McDonaldland*. Un représentant légal avait signalé : « Les défendeurs ont atteint des violations par la production de leurs publicités télévisées » liées à ce concept sans accord préalable.

L’agence chargée par McDonald’s d’élaborer ces campagnes avait initialement voulu engager les Krofft comme consultants mais s’était finalement tournée vers un contenu basé sur leur idée sans rémunération ni consentement requis. Cela explique pourquoi la marque était contrainte de retirer plusieurs personnages à cette époque.

Un retour sur fond nostalgique

Avec cette redécouverte du personnage et ces réflexions sur son histoire complexe avec la télévision enfantine populaire du passé, les internautes se montrent nostalgiques quant à cet univers désormais effacé : « Oh c’est pourquoi tant de personnages sont tombés hors d’usage? » écrivait un utilisateur sur Reddit.

D’autres commentent également la transformation visuelle marquante vécue par l’image publique brandie autrefois : « Est-ce que McDonald’s ressemblait à un pays des merveilles coloré quand j’étais enfant ? Maintenant tout ça semble sans âme ». Ces témoignages illustrent non seulement quelques souvenirs affectifs liés aux anciens personnages Disney-esque mais aussi la distance prise entre ces représentations joyeuses et le marketing plus austère actuel.

Journaliste print et web, spécialisé dans l’actualité high-tech, je m’intéresse autant aux grandes révolutions numériques qu’aux petites inventions qui facilitent la vie. Curieux et passionné de photographie, je partage un regard à la fois accessible et enthousiaste sur la technologie.