Le cabinet de conseil McKinsey & Company annonce une hausse prévisionnelle de 12% dans ses recrutements en Amérique du Nord pour 2026, mettant en avant l’importance croissante des travailleurs d’entrée de gamme. Selon le président de McKinsey North America, Eric Kutcher, cette tendance s’inscrit dans un contexte où les compétences technologiques des jeunes générations sont particulièrement valorisées.

- McKinsey prévoit d'augmenter ses recrutements en Amérique du Nord d'ici 2026.
- L'entreprise mise sur la valeur des jeunes compétences technologiques, malgré l'IA.
- Les embauches de jeunes diplômés continueront, notamment via le recrutement universitaire.
- L'IA pourrait améliorer la productivité sans réduire les emplois, selon McKinsey.
Prévisions de recrutement
Eric Kutcher a indiqué que l’entreprise compte actuellement entre 5 000 et 7 000 employés non partenaires et prévoit une augmentation de leur nombre allant jusqu’à 20% sur les cinq prochaines années. « Ce sur quoi nous allons travailler nécessitera toujours le même niveau d’intellect, le même niveau de rythme », a-t-il déclaré, soulignant que certaines tâches ne peuvent pas être réalisées par les machines.
Impact de l’IA
Cette annonce contredisait la perception générale selon laquelle l’avènement de l’intelligence artificielle (IA) pourrait menacer les emplois débutants. « Nous allons continuer sur le chemin de l’embauche », a précisé Kutcher, qui soulève aussi la question du recrutement direct sur les campus universitaires.
Attrait pour les jeunes travailleurs
Eric Kutcher a évoqué un attrait particulier pour les jeunes travailleurs : leur aisance avec la technologie telle que l’IA est souvent supérieure à celle des collègues plus expérimentés. Il cite ainsi un exemple : « L’Econ Major, 20 ans – je pense qu’ils sont beaucoup plus en phase et couramment la technologie que la personne de 35 ans qui le fait depuis sept ans ».
Contexte économique et perspectives
Dans un contexte économique incertain où bon nombre d’entreprises adoptent une approche prudente envers leurs recrutements, ce message positif se démarque. Kutcher estime également que l’IA pourra permettre à certaines entreprises d’optimiser leurs coûts opérationnels, libérant ainsi des fonds pour favoriser aussi bien la croissance que le recrutement.
Il précise cependant qu’il n’a rencontré aucun PDG « enthousiasmé par le côté réduction des coûts ». Une partie des dirigeants pense pouvoir atteindre le sommet en termes d’embauche sans forcément réduire leurs effectifs mais envisagent plutôt de réaffecter leurs équipes vers différentes activités.
« Je pense en fait que c’est un moment où nous devrions voir un niveau de productivité et de croissance que nous n’avons pas encore vu qui sort de la technologie », conclut-il. Les évolutions attendues posent donc une question essentielle sur l’avenir du travail face aux bouleversements technologiques liés à l’IA.