Le film Leatherface : The Texas Chainsaw Massacre III, sorti en 1990, illustre la chute créative de la franchise culte. Malgré une bande-annonce prometteuse, le film n’a pas su tenir ses promesses et a été mal reçu par le public et les critiques. Aujourd’hui, cette œuvre reste un témoin nostalgique d’une époque où les teasers offraient souvent plus d’originalité que le produit final.
Le teaser du *Texas Chainsaw Massacre III

La bande-annonce du film de 1990 présente une séquence originale tirée de l’épique Excalibur de 1981. Ce teaser débute avec un long plan qui se termine sur Leatherface, formidable figure se tenant à côté d’un lac. Étonnamment, la main d’une femme jaillit des eaux pour lui tendre une tronçonneuse qu’il brandit ensuite sous la foudre. Le titre Leatherface : The Texas Chainsaw Massacre III apparaît alors dans un gros plan serré sur son visage.
Cette construction visuelle crée une anticipation forte autour du film, suggérant qu’il pourrait être aussi innovant et différent des films précédents qu’était The Texas Chainsaw Massacre 2. En effet, s’aventurer dans cette direction artistique audacieuse était rare pour l’époque.
*Leatherface : The Texas Chainsaw Massacre III
Malheureusement, lors de sa sortie, Leatherface : The Texas Chainsaw Massacre III ne réussit pas à atteindre le niveau de créativité promis par sa bande-annonce. L’apparence même du personnage principal fut critiquée ; son masque semblait désuet et peu soigné, donnant l’impression d’un film directement destiné aux marchés vidéo.
Les productions subséquentes comme The Return of the Texas Chainsaw Massacre ont réussi à bâtir une base cultuelle grâce à leurs choix créatifs plus audacieux. Cependant, ce troisième opus souffre d’une atmosphère moins saisissante et manque cruellement en termes de tensions horrifiques ou gore.
Un héritage terni par des comparaisons avec les autres films
La tentative infructueuse de donner un nouvel élan au récit classique rend difficile pour ce film de trouver sa place parmi les fans de la franchise. Avec un mélange faiblissant des deux premiers volets sans jamais vraiment innover ni surprendre son audience, il est finalement perçu comme une pâle imitation plutôt qu’un véritable successeur.
Une nostalgie persistante malgré ses défauts
Bien que considéré aujourd’hui comme largement insatisfaisant par rapport à ses prédécesseurs emblématiques, certains peuvent encore apprécier la bande-annonce intrigante réalisée pour promouvoir ce long-métrage fadement mémorable. Elle évoque effectivement une exposition effrayante mais délicieuse qui s’estompe face au résultat final décevant.