Dans un récent podcast, Melinda French Gates a répondu aux critiques qu’elle reçoit de la part de figures influentes de la technologie. Elle est notamment intervenue sur des commentaires d’Elon Musk, qui a pointé du doigt son travail philanthropique. Malgré les attaques, elle reste déterminée à poursuivre ses actions en faveur des femmes et des droits reproductifs.
Un engagement solide malgré les critiques
Melinda French Gates, lors d’une interview avec Scott Galloway diffusée jeudi, a assuré qu’elle ignorait les attaques visant son engagement philanthropique. « Je l’ignore. Je sais qui je suis et je sais ce que je fais et je sais quelles sont mes valeurs et pourquoi je redonne », a-t-elle déclaré. Elle a souligné sa volonté d’être active dans le secteur caritatif : « Pour moi, il est si facile de s’asseoir sur la touche. Je suis dans l’arène en faisant le travail ».

Les critiques ont fusé suite à son soutien à la campagne de réélection du président Joe Biden. Elon Musk s’est exprimé à ce sujet en affirmant que cela pourrait être « la chute de la civilisation occidentale ». En réaction à un post sur X (anciennement Twitter) citant l’approbation de Melinda French Gates, Musk a convenu que « De nombreux arcs de super méchant sont poursuivis sous couvert de philanthropie ».
Des reproches personnels vis-à-vis des dons
Musk n’a pas été le seul à critiquer Melinda French Gates ; il avait précédemment critiqué Mackenzie Scott pour ses dons charitables en mars 2024. Dans un post désormais supprimé, il estimait que ces ex-épouses riches devraient se retirer pour une meilleure société.
Malgré ces tensions dans le monde philanthropy-tech, Melinda French Gates reste engagée envers ses causes prioritaires. Son divorce avec Bill Gates en 2021 a marqué une nouvelle étape dans sa vie personnelle et professionnelle. En mai dernier, elle avait annoncé quitter la Fondation Gates pour se concentrer sur Pivotal Ventures, sa propre entreprise d’investissement lancée en 2015.
Investissements ciblés pour l’avenir
Elle prévoit également d’investir 1 milliard de dollars au cours des deux prochaines années dans des initiatives liées aux droits reproductifs, aux femmes et aux familles. « Il y a de nombreuses années, j’ai reçu ce conseil : « Définissez votre propre agenda ou quelqu’un d’autre le définira pour vous. » Depuis, je porte ces mots avec moi », souligne-t-elle.
Son indépendance décisionnelle lui permet donc non seulement de s’affirmer mais aussi d’influencer positivement des domaines cruciaux tout en résistant aux assauts verbaux venant principalement du secteur technologique.
Cette situation met ainsi en lumière les tensions entre philanthropie traditionnelle et opinions émanant du secteur high-tech sur l’efficacité ou l’impartialité des initiatives menées par certaines grandes fortunes contemporaines.