Nantes : Une attaque au couteau dans un lycée fait une victime et plusieurs blessés
Le drame s’est produit
Jeudi 24 avril, peu avant 13 heures, un élève de 15 ans a poignardé quatre camarades au lycée Notre-Dame de Toutes-Aides à Nantes. L’attaque a coûté la vie à une jeune fille de 17 ans et laissé trois autres victimes blessées, dont une grièvement.

Les premiers témoignages
Vers 12 h 45, le drame s’est déroulé alors que les élèves venaient de terminer leur repas. Un collégien raconte : « On venait de finir de manger au self et on a vu des adultes qui bloquaient la porte du lycée. Ils ont hurlé : « cassez-vous, y a quelqu’un avec un couteau ! » » Justin, l’auteur présumé des faits, avait déjà poignardé ses camarades avant d’être maîtrisé par des enseignants.
L’inquiétude des étudiants
L’inquiétude monte chez les étudiants alors que l’information se propage rapidement. « On a couru aux toilettes pour se cacher. on était trop loin pour filmer, » explique un autre collégien. Les autorités ont dû demander aux élèves de rester confinés dans des lieux sûrs comme le gymnase pendant que la situation était maîtrisée.
Le profil du suspect
Les témoignages sur le profil du suspect révèlent qu’il était connu pour ses idées radicales. Des élèves affirment qu’il « suivait des groupes néonazis » et affirmait « adorer Hitler ». Selon une collègue, il avait même envoyé un email manuscrit de treize pages expliquant sa vision pessimiste du monde juste avant l’incident.
Les parents et la réaction officielle
À l’extérieur du collège, les parents attendent anxieusement des nouvelles. Marie-Laure témoigne avoir appris la nouvelle via sa fille présente à domicile : « J’ai dit à ma fille d’appeler son frère. Mon fils m’a rassurée en disant « Maman, tout va bien pour moi ». »
Justin a été interpellé par la police après les événements tragiques. Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur présent sur site avec Élisabeth Borne ce même jour, qualifie l’acte d’« isolé », tandis que le Parquet national antiterroriste ne s’est pas encore saisi du dossier. Les trois autres victimes sont toujours hospitalisées et les circonstances précises restent sous enquête.