Stéphanie Rist face à un double enjeu : conserver son siège de députée tout en occupant le poste de ministre de la Santé
Nommée ministre de la Santé le 12 octobre 2023, Stéphanie Rist doit désormais se préparer à une nouvelle campagne électorale pour maintenir son mandat. En difficulté, elle pourrait perdre non seulement sa fonction ministérielle mais également son siège de députée si elle échoue lors du scrutin prévu.
Élue en 2017 dans le Loiret, Stéphanie Rist a récemment été sollicitée par Michel Barnier pour intégrer un gouvernement. Cependant, l’acceptation d’un suppléant pour occuper son mandat aurait pu être compromise lorsqu’en septembre 2024, Stéphane Chouin, maire et directeur des services dans le Loiret, a refusé ce rôle. Ce rejet force alors Rist à revenir devant les électeurs malgré sa nomination récente.
« On verra… »
Le 11 octobre dernier, Matignon a contacté Rist pour lui offrir un poste au sein du gouvernement. Celle-ci n’a pas hésité cette fois à accepter malgré l’incertitude concernant son suppléant : « Il a un mois pour dire s’il accepte ou pas. On verra », déclare-t-elle dans La République du Centre.
Alors que les jours passent sans décision définitive de Chouin, qui avait jusqu’au 12 novembre, cela pourrait entraîner une nouvelle élection partielle conforme aux règles établies par son parti Renaissance, qui semble pessimiste quant aux chances d’une simple transition politique, avertissant qu’une partielle n’était « pas exclue ».
Par ailleurs, face au risque imprévisible qu’encourait l’actuelle députée Rassemblement national et candidate potentielle aux municipales d’Orléans estiment être préparés. Selon Thomas Ménagé, député RN du Loiret : « Notre candidate de 2024 est par ailleurs tête de liste aux municipales ». Ménagé confirme que leur préparation ne se limite pas simplement à une élection municipale mais englobe également une éventualité législative anticipée.
Un scénario où Stéphanie Rist perdrait ses deux mandats serait particulièrement saisissant tant il constituerait un tournant majeur : avec un groupe Ensemble pour la République réduit à seulement 91 élus et un record inquiétant quant à la stabilité régionale avec dix personnes ayant occupé le ministère en trois ans.
Alors que les enjeux principaux demeurent liés directement au maintien d’un apostolat ministériel tout en conservant des relations optimales avec les citoyens et institutions locales confrontées à d’importants défis sanitaires et sociaux, l’éventuelle nécessité d’un renouvellement rapide durant ces crises exacerbe encore davantage cette situation instable vis-à-vis du climat politique complexe actuel.