Des missiles russes détruisent des appartements à Kyiv, menaçant une communauté ancienne

Dans la nuit de jeudi, un missile a frappé un immeuble d’appartements à Kiev, tuant au moins 13 personnes et blessant près de 90 autres, marquant l’attaque la plus meurtrière contre la capitale ukrainienne depuis l’été dernier. Cet incident tragique est survenu peu après que les sirènes aériennes avertissaient les résidents.

  • Un missile russe a frappé un immeuble d'appartements à Kiev, tuant 13 personnes et blessant 90 autres.
  • Oleksandr Polishchuk et sa fille de 2 ans ont été tués dans l'explosion.
  • Le missile a été fabriqué par la Corée du Nord selon les autorités ukrainiennes.
  • La communauté locale a été profondément affectée par la perte de nombreux voisins.

Des missiles russes détruisent des appartements à Kyiv, menaçant une communauté ancienne

L’incident dévastateur

Oleksandr Polishchuk, un ancien soldat ayant vécu des épreuves difficiles durant le conflit ukrainien, se trouvait dans son appartement avec sa fille de 2 ans, Oleksandra. La famille venait récemment de célébrer le 44e anniversaire d’Anna Polishchuk, épouse d’Oleksandr. Alors qu’il tentait de rejoindre le sous-sol pour échapper au missile qui a frappé leur bâtiment historique construit pendant la Seconde Guerre mondiale, il n’a pas réussi à quitter avant l’explosion.

« Il faisait tout à fait sombre, et je ne pouvais voir que le ciel et les étoiles », a raconté M. Polishchuk en mémoire du moment désastreux qui s’est produit après à peine quelques jours de célébration familiale.

La frappe du missile aurait été effectuée avec une arme selon les autorités ukrainiennes fabriquée par la Corée du Nord. Les effets destructeurs ont laissé des décombres où autrefois vivait une communauté soudée réunissant familles et amis.

Impact sur une communauté soudée

La catastrophe a profondément affecté ceux qui vivaient dans cet immeuble vieux de plusieurs décennies où tous se connaissaient bien. M. Oleksiy Kasian, ami proche de M. Polishchuk qui partageait ce quartier familial depuis son enfance, a déclaré : « Ce bâtiment est né à cause de la guerre, et une autre guerre l’a détruite. »

En solidarité post-traumatique, M. Kasian aide désormais M. Polishchuk dans ses démarches pour offrir un soutien encore nécessaire afin qu’il puisse trouver refuge pour lui-même et sa fille tout en traversant cette période difficile suite à ce coup tragique porté à sa vie.

Une perte immense

« J’ai l’impression d’avoir perdu toute ma famille élargie », confiait M. Polishchuk faisant référence aux liens maintenant brisés au sein du voisinage.

Halyna Sosiura, une habitante outrée par le chagrin face aux ruines, déclarait samedi après-midi : « Oh mon Dieu […] comment peut-on survivre ici ? Comment peut-on survivre ? »

Alors que chaque jour amène son lot d’angoisses sécuritaires pour ces habitants défiés humains par cette invasion russo-ukrainienne continue toujours incertaine pour ceux restants debout aujourd’hui.