Chapô
Sean Duffy, administrateur par intérim de la NASA, a annoncé des initiatives visant à accélérer le développement d’un réacteur nucléaire sur la lune et à remplacer plus rapidement la station spatiale internationale. Ces projets visent à consolidar les efforts américains dans l’exploration spatiale face aux ambitions croissantes de la Chine.

Accélération du projet de réacteur nucléaire lunaire
Le 5 août, Sean Duffy a pris l’initiative de demander un réacteur nucléaire sur la lune par le biais d’une directive envoyée jeudi. Ce projet s’inscrit dans le cadre des plans existants de la NASA visant à installer un petit réacteur sur notre satellite naturel. Selon les sources consultées, notamment Politico et le New York Times, cette initiative se heurte cependant à une coupe budgétaire significative au sein de l’agence.
Un haut responsable anonyme de la NASA a déclaré : « Il s’agit de remporter la deuxième course spatiale ».
La directive précise également l’intention de Duffy d’accélérer le processus pour remplacer l’ISS (Station Spatiale Internationale) plus rapidement que prévu. Cela pourrait potentiellement permettre aux États-Unis d’atteindre Mars en avance sur leur calendrier, dans un contexte où la Chine poursuit également cet objectif.
Budget sous tension
Sous l’administration Trump, les priorités étaient orientées vers les missions habitée et une augmentation du budget pour ces programmes est proposée pour 2026. Cependant, cela comprend des réductions drastiques allant jusqu’à près de 50% pour des missions scientifiques.
Dans sa directive, Duffy demande aussi à la NASA d’obtenir des propositions industrielles dans les 60 jours pour un réacteur capable de fournir 100 kilowatts, visiblement programmé pour être lancé d’ici 2030. Actuellement, un modèle testé avec une puissance nominale limite à 40 kilowatts, qui devrait également être opérationnel au cours des années 2030. Pour donner une idée concrète des capacités énergétiques envisagées, ce générateur pourrait alimenter environ 80 ménages américains.
Le chef adjoint souligne qu’il est urgent « de faire progresser correctement cette technologie critique. » Il indique que « le premier pays ayant établi un réacteur pourrait déclarer une zone de keep-out qui inhiberait considérablement les États-Unis », allusion faite aux plans conjoints entre personnes russes et chinoises.
Malgré l’annulation récente par le Pentagone d’un programme lié aux moteurs nucléaires destinés à l’espace, promouvoir cette branche énergétique reste une priorité pour la NASA.
Remplacement imminent de l’ISS
En raison du vieillissement manifeste et du fonctionnement défaillant actuel de l’ISSDuffy mentionne que son remplacement pourrait impliquer davantage le secteur privé via une modification contractuelle. Une fois achevée sa mission actuelle sous forme classique, il est envisagé que l’ISS soit abîmée ou écrasée dans l’océan.
Au moins deux contrats devraient être signés six mois après ces demandes proposées afin précoces. Si aucune nouvelle station n’est mise en orbite avant 2030 alors seule celle chinoise bénéficierait encore d’un équipage vivant autour de notre planète.
Il convient toutefois aussi de préciser qu’un réacteur serait beaucoup utile lors des séjours prolongés sur lune ; néanmoins ni Sean Duffy ni ses collègues n’ont indiqué quel usage serait réservé au fameux appareil chez Luna !
Le premier atterrissage lunaire programmé sous le programme ARtemis est attendu pour 2027 mais beaucoup doutent encore quant à son exécution réussie mettant en cause plusieurs composants – comme Starship Lunar Landeractuellement en élaboration par SpaceX – jugés pas entièrement fiables.