La NASA cherche de nouvelles idées de landers lunaires à cause du retard de SpaceX

La NASA envisage un plan alternatif pour la mission Artemis III vers la Lune

  • La NASA cherche une solution alternative pour la mission Artemis III à cause des retards de SpaceX.
  • Elle envisage d’engager d’autres entreprises comme Blue Origin et Lockheed Martin.
  • SpaceX assure que son Starship pourra réaliser la mission, malgré les difficultés techniques.
  • Le calendrier est très serré, et plusieurs experts doutent de la faisabilité rapide du projet.

La NASA cherche de nouvelles idées de landers lunaires à cause du retard de SpaceX

L’administrateur par intérim de la NASA, Sean Duffy, a annoncé que l’agence spatiale américaine cherche une solution alternative pour transporter des astronautes sur la Lune, en raison des retards accumulés par SpaceX. La nécessité de battre la Chine dans sa course à l’exploration lunaire d’ici 2030 pousse la NASA à envisager l’ouverture d’appels d’offres pour un nouvel atterrisseur lunaire.

Retards chez SpaceX et nouvelles options pour la NASA

M. Duffy a précisé : << Nous n’allons pas attendre une seule entreprise. Nous allons faire avancer les choses et remporter la deuxième course spatiale contre les Chinois >&gt. En effet, le président Trump avait fixé l’objectif d’un alunissage avant le 20 janvier 2029, soit moins de trois ans et demi.

Parmi les alternatives possibles, M. Duffy a évoqué Blue Origin, fondée par Jeff Bezos, qui travaille déjà sur un atterrisseur lunaire pour le programme Artemis V prévu après 2030 avec un budget initial de 3,4 milliards de dollars. Lockheed Martin est également mentionné comme candidat potentiel.

SpaceX réagit aux accusations de retard

Elon Musk n’a pas tardé à réagir sur X (anciennement Twitter), en déclarant : << SpaceX évolue comme l’éclair par rapport au reste de l’industrie spatiale >> et ajoutant que Starship effectuera toute la mission sur la Lune sans encombre. Les espoirs placés en SpaceX reposent cependant sur leur contrat de 2,9 milliards de dollars remporté en 2021 pour Artemis III, dont le lancement est programmé pour mi-2027 mais suscite des craintes quant à son respect du calendrier.

Jim Bridenstine, ancien administrateur de la NASA sous Trump, a commenté cette complexité : << Cette architecture est extraordinairement complexe >> et souligne que cela pourrait compromettre leur objectif face aux ambitions lunaires chinoises.

Défis techniques persistants

SpaceX rencontre des retards suite à trois échecs lors des vols d’essai consécutifs cette année ; bien qu’ils aient récemment réalisé des essais fructueux, ils doivent résoudre plusieurs défis techniques majeurs avant le vol habité suivi par Artemis III.

Duffy insiste donc sur l’urgence croissante : << Je suis en train d’ouvrir ce contrat [.] il y aura une course entre les entreprises américaines pour voir qui pourra nous ramener en premier sur la Lune. >>

Des experts tels que Douglas Cooke font valoir qu’il est crucial que plus d’entreprises s’impliquent rapidement afin d’assurer non seulement une chance contre la Chine, mais aussi un avenir viable dans l’exploration spatiale humaine.

Rob Chambers chez Lockheed Martin explique qu’une approche basée sur des technologies déjà existantes serait nécessaire si on veut atteindre cet objectif ambitieux dans le délai imparti.

Il demeure cependant sceptique quant à viabilité technique rapide : << Je vais simplement être honnête :la date annoncée par le secrétaire Duffy constitue un sacré défi pour l’industrie >&gt.

Alors même que plusieurs entités s’affairent autour du projet associatif ou concurrentiel autour du nouvel atterrisseur lunaire envisagé par Lockheed Martin ou Blue Origin – notamment une conception simplifiée ravivant le vaisseau spatial Apollo –, rien ne garantit encore que ces plans soient réalisables dans les délais souhaités ni financièrement abordables.